lundi 30 octobre 2017

Saint BRUNO & DIOCRÈS

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« Les tentations les plus dangereuses 
sont celles qui se présentent sous une apparence de bien ; 
on pourrait alors se trouver, 
presque à son insu, 
au fond de quelque précipice. 
Les personnes spirituelles 
sont particulièrement exposées à ce danger.  »

(Saint Alphonse de Liguori)


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Saint BRUNO & le Docteur DIOCRÈS



          Dans la vie de saint Bruno, fondateur des Chartreux, on trouve un fait étudié à fond par les très-doctes Bollandistes, et qui présente à la critique la plus sérieuse tous les caractères historiques de l’authenticité ; un fait arrivé à Paris, en plein jour, en présence de plusieurs milliers de témoins, dont les détails ont été recueillis par des contemporains, et enfin qui a donné naissance à un grand Ordre religieux.
          Un célèbre docteur de l’Université de Paris, nommé Raymond Diocrès, venait de mourir, emportant l’admiration universelle et les regrets de tous ses élèves. C’était en l’année 1082. Un des plus savants docteurs du temps, connu dans toute l’Europe par sa science, ses talents et ses vertus, et nommé Bruno, était alors à Paris avec quatre compagnons, et se fit un devoir d’assister aux obsèques de l’illustre défunt.
          On avait déposé le corps dans la grande salle de la chancellerie, proche de l’église de Notre-Dame, et une foule immense entourait le lit de parade où, selon l’usage du temps, le mort était exposé, couvert d’un simple voile.
          Au moment où l’on vint à lire une des leçons de l’Office des morts qui commence ainsi :
          « Réponds-moi. Combien grandes et nombreuses sont tes iniquités », une voix sépulcrale sortit de dessous le voile funèbre, et toute l’assistance entendit ces Paroles : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été accusé ! » On se précipite ; on lève le drap mortuaire : le pauvre mort était là, immobile, glacé, parfaitement mort. La cérémonie, un instant interrompue, fut bientôt reprise ; tous les assistants étaient dans la stupeur et pénétrés de crainte.
 
          On reprend donc l’Office ; on arrive à la susdite leçon « Réponds-moi ». Cette fois, à la vue de tout le monde, le mort se soulève, et d’une voix plus forte, plus accentuée encore, il dit : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été jugé ! », et il retombe. La terreur de l’auditoire est à son comble. Des médecins constatent de nouveau la mort. Le cadavre était froid et rigide. On n’eut pas le courage de continuer, et l’Office fut remis au lendemain.


          Les autorités ecclésiastiques ne savaient que résoudre. Les uns disaient : « C’est un réprouvé ; il est indigne des prières de l’Église. » D’autres disaient : « Non, tout cela est sans doute fort effrayant ; mais enfin, tous tant que nous sommes, ne serons-nous pas accusés d’abord, puis jugés par un juste jugement de DIEU ? » L’Évêque fut de cet avis, et, le lendemain, le service funèbre recommença à la même heure. Bruno et ses compagnons étaient là comme la veille. Toute l’Université, tout Paris était accouru à Notre-Dame.
          L’Office recommence donc. À la même leçon : « Réponds-moi », le corps du docteur Raymond se dresse sur son séant, et avec un accent indescriptible qui glace d’épouvante tous les assistants, il s’écrie : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été condamné ! », et retombe immobile.
 

          Cette fois, il n’y avait plus à douter. Le terrible prodige constaté jusqu’à l’évidence n’était pas même discutable. Par l’ordre de l’Évêque et du Chapitre, on dépouille, séance tenante, le cadavre des insignes de ses dignités, et on l’emporte à la voirie de Montfaucon.
          Au sortir de la grande salle de la Chancellerie, Bruno, âgé alors d’environ quarante-cinq ans, se décida irrévocablement à quitter le monde, et alla chercher, avec ses compagnons, dans les solitudes de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, une retraite où il pût faire plus sûrement son salut, et se préparer ainsi à loisir aux justes jugements de DIEU.
          Certes, voilà un réprouvé qui "revenait de l’enfer", non pour en sortir, mais pour en être le plus irrécusable des témoins.

("L’ENFER" de Mgr de Ségur)




Le DÉSESPOIR du PÉCHEUR à la MORT
& Les SOUPIRS des DAMNÉS

(cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort)



 
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Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle)

   Enregistrement : 2011



- I -


LE MOURANT IMPÉNITENT :
1- Quoi donc ! faut-il que je meure
Et que je quitte mes biens ?
Ô cruelle et maudite heure
Qui m’ôte ce que je tiens !

2- Ô mort amère et terrible
Qui me sépare de tout,
À mes cris rends-toi sensible
Et suspends un peu ton coup.

3- Ah ! je suis pris dans les pièges
Que Satan m’avait cachés,
Je sens tous mes sacrilèges,
J’aperçois tous mes péchés.

4- Que de grâces méprisées !
Que de conseils rejetés !
Que d’heures mal employées !
Que de dons foulés aux pieds !

5- Mon Jésus, miséricorde
À ce malheureux pécheur ;
Mère de miséricorde,
Priez pour moi mon Sauveur.

JÉSUS :
6- Tu t’es moqué, misérable,
Des appels de mon amour :
Il est juste et raisonnable
Que je me moque à mon tour.

7- Je me ris de tes alarmes
Et de ton faux repentir,
Je me moque de tes larmes :
Il faut mourir et périr.

MARIE :
8- Il fallait pendant la vie
Me prier et t’amender :
C’est trop tard que tu me pries,
Car je ne veux plus t’aider.


LE MOURANT IMPÉNITENT :
9- Malheur sur moi ! Plus de Père :
Il est mon juge irrité.
Malheur sur moi ! Plus de Mère :
De tous, je suis rebuté.

10- Mes ennemis m’environnent,
Mon corps s’affaiblit toujours,
Et je ne trouve personne
Qui me donne du secours.

11- Hélas ! faut-il que je meure
Pour être à jamais damné ?
Malheureuse et maudite heure
À laquelle je suis né !

12- Je vois trop tard, monde impie,
Ton funeste aveuglement ;
Je connais ta tromperie,
Mais hélas ! Il n’est plus temps !

13- Adieu, maudite carcasse,
Adieu, pâture des vers,
Je vais t’attendre en ta place
Qui t’attend dans les enfers.

14- Ah ! si je t’avais matée,
La mort serait mon plaisir.
Mais, hélas ! je t’ai flattée,
C’est mon cruel repentir.

15- Je te vois, malheureux diable,
Qui m’attends près de mon lit.
Emporte-moi, détestable,
Car c’est toi qui m’as séduit.

16- On m’écorche, on me déchire,
Puisque je meurs malgré moi.
Hélas ! faut-il que j’expire
Dans mes péchés que je vois ?

17- Je meurs dans l’impénitence
Pour avoir, jusqu’au trépas,
Différé ma pénitence.
Pécheur, ne m’imite pas !

18- Celui-là seul est le sage
Qui s’est préparé longtemps
À ce terrible passage.
Rends-toi juge à mes dépens !

19- Vis mieux que moi, je t’en prie,
Pour avoir un meilleur sort.
Telle que sera ta vie,
Telle aussi sera ta mort !


- II -

1- Malheureuse âme damnée,
Qui t’a mise dans ces feux ?
Qui t’a mise, infortunée,
Dans ces cachots ténébreux ?


LE DAMNÉ :
2- Ah ! c’est ma pure malice
Qui m’a plongée en ce feu,
Où j’éprouve la justice
Et la vengeance de Dieu !

3- Ma perte est universelle :
Dieu perdu, tout est perdu !
Dieu perdu, perte cruelle !
Ce mot n’est point entendu.

4- Ah ! que je suis misérable !
Car je ne puis aimer Dieu.
Oh! malheur insupportable
Qu’on ne comprend qu’en ce lieu !

5- Je n’ai plus Dieu pour mon Père !
Il est mon juge irrité,
Qui dans toute sa colère
Punit mon iniquité.

6- Comme je suis tout contraire
À ce Dieu saint et puissant,
Il me rend guerre pour guerre
Et m’accable à chaque instant.

7- J’ai, pour une bagatelle,
Pour un plaisir d’un moment,
Perdu la vie éternelle :
J’en enrage incessamment !

8- Hélas ! ma vie est passée.
Oh ! souvenir très cruel !
Je sens mon âme rongée
D’un repentir immortel.

9- Je gémis sans pénitence,
Je brûle sans consumer,
Je souffre sans espérance,
Je me repens sans aimer.

10- Je ne respire que flamme
Tant au dehors qu’au dedans,
Le feu pénètre mon âme :
Je suis un charbon ardent.

11- Dans tout ce qui m’environne
Je trouve un nouveau tourment ;
Je souffre sans qu’on me donne
Le moindre soulagement.

12- Tous les démons me tourmentent :
Les démons sont mes bourreaux !
Ces cruels tyrans inventent
Des tourments toujours nouveaux !

13- Le désespoir et la rage
Et les grincements de dents
Sont mon unique langage
Au milieu de mes tourments !

14- Je me déchire et me mange !
Je me dépite et maudis !
Car mon malheur est étrange,
Car mes maux sont infinis !

15- Une peine qui m’accable,
C’est la longue éternité.
Oh ! « Jamais » épouvantable !
Oh ! Terrible vérité !

16- Pour jamais avec les diables,
Les damnés et les serpents,
Dans des feux insupportables
Et dans des cachots puants !

17- Pour jamais cette demeure !
Pour jamais être damné !
Malheureuse et maudite heure
À laquelle je suis né !

18- Rage, désespoir, blasphème,
Puisqu’il faut toujours souffrir,
Puisqu’il faut rester de même
Sans jamais pouvoir mourir !

19- Je t’attends, ô maudit frère,
Qui m’as fait offenser Dieu !
Viens, je te ferai la guerre
À tout jamais en ce lieu !

20- Homme mortel, fais-toi sage,
Et le fais à ses dépens :
Si tu n’entends son langage,
Tu souffriras son tourment !

21- Oh ! quel malheur, quel langage !
J’en frémis, j’en suis touché,
Oui, je veux me rendre sage,
En évitant le péché.






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