jeudi 14 juillet 2016

La MARSEILLAISE des VENDÉENS

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« Les tribulations qu’on éprouve dans la vie présente 
sont une grande marque de prédestination. »

(Saint Alphonse de Liguori)





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La MARSEILLAISE 

des 16 Bienheureuses CARMÉLITES de COMPIÈGNE :

http://montfortajpm.blogspot.fr/2015/11/tous-les-saints-de-lordre-du-carmel-14_20.html




La MARSEILLAISE des VENDÉENS

(par l'Abbé Lusson)

 

 

LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=O4aExiSazvY

 

Une des figures les plus originales du martyrologe Vendéen est assurément celle de l’Abbé René-Charles LUSSON, vicaire de Saint Georges de Montaigu au moment de la Révolution, fusillé à Noirmoutier le 03 janvier 1794, en vertu de la Commission Militaire.

Lorsque les Prêtres Vendéens en 1792 durent choisir entre la persécution et l’exil, l’Abbé LUSSON n’hésita pas un seul instant. Il ne voulut pas abandonner ses paroissiens. Il refusa d’accompagner en Espagne son curé, l’Abbé FOUASSON, et demeura à son poste, bien décider à affronter la
haine des persécuteurs. Le jeune prêtre qui connaissait bien son Bocage semblait avoir deviné que l’heure de la lutte était proche.

À partir du mois de mars 1792, date à laquelle un arrêté avait été pris contre lui, et jusqu’à l’époque du soulèvement un an après, il se tint caché dans les environs de Saint Georges de Montaigu pour échapper aux recherches des agents de l’autorité. Lorsque l’insurrection éclata dans le district de Montaigu, et que les paysans, poussés à bout et enfin révoltés, se décidèrent à recourir aux armes, le vicaire de Saint Georges de Montaigu, s’empressa, comme l’Abbé BARBOTIN en Anjou et comme tant d’autres ailleurs de se mettre à la disposition des insurgés et il devint le Prêtre courageux et intrépide.

L’Abbé LUSSON était en même temps poète à ses heures, et il avait trouvé original de composer sur l’air de la fameuse Marseillaise une poésie dont voici les paroles mâtinées de Patois Vendéen :



1- Allons, armées Catholique
Le jour de Gloire est arrivé !
Contre nous de la République
L’étendard sanglant est levé. (bis)
Ontendez-vous dans tchiés campagne
Les cris impurs daux scélérats,
Le venant duchque dans vos bras
Prendre vos feilles et vos femmes.

R./ Aux armes Poitevins, formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Le sang daux Bleux rougira nos seillons.


2- Quoé ! daux infâmes hérétiques
Ferlant la loé dans nos foyers ?
Quoé ! daux muscadins de boutiques
Nous écraseriant sô lûs pieds ? (bis)
Et le Rodrigue abominable
Infâme suppôt dau démaon
S’installerait en la mésaon
De noutre Jésus adorable ?

3- Tremblez pervers, et vous timides
La bourrée daux deux partis,
Tremblez, vous intrigues perdides
Vant enfin recevoir lû prix ! (bis)
Ttot est levé pre ve cambattre :
De Saint Jean de Monts à Beaupréau,
D’Angers à la ville d’Airvault,
Nous gâsne vélant que se battre !

4- Chrétiens, vrais fails de l’Église,
Séparez de vous ennemis !
La faiblesse à la paour soumise
Que voirez en pays conquis (bis)
Mais tchiès citoyens sanguinaires
Mais les adhérents de Camus
Tchiès prêtres jureux et intrus
Cause de totes nos misères.

5- Ô Saint Vierge Marie !
Condis, soutins nous bras vengeurs
Contre ine séquelle ennemie :
Combats avec tes zélateurs ! (bis)
À nous étondards la victoëre
Est premise de tchiau moument
Que le régicide expirant
Voie taon triomphe et noutre gloëre !


 

Cette Marseillaise Vendéenne connut tout de suite un grand succès parmi les insurgés, et elle contribua même à la victoire des Vendéens du 19 mars 1793 contre l’Armée Républicaine commandé par le Général MARCÉ.

L’Abbé LUSSON continua à exercer bravement son ministère d’aumônier tout au long de l’année 1793. Il se trouvait à Noirmoutier en compagnie de D’ELBÉE lors de la prise de l’île par les Bleus. C’était une victime de choix toute désignée à la fureur de la commission militaire, et les balles des séides du représentant TURREAU en firent un martyr, le 3 janvier 1794.

 

 

 

 

 * * *

 

UN PAISAN D'LA VENDÉE

 

J'creyons que tchau coup
J'allons vindre motché fous !
I nous ont tout changé,
Ou j'avons la comprenouére bouchée !
Y a pu d'latin, y a pu rin,
Les prêtres, entreux, i foutont rin !
Pendant tcho temps, faut qu'on trinque
Pendant qu'i font la ribouldingue !
On é pu au beau temps d'la Vendée !
Sont tous timbrés ané !
Fraient mieux d'aller plumer des pataches,
Tché grous meussiayans en cravates
Qu'ont jté la soutane aux ortchies
Pi qui s'creyont com nous aut d'au pays !
Mais pisqu'is ont tout cassé,
Is ont pu qu'à valdinguer !
On pourra bin s'passer d'entre eux :
Is ont s'qu'à s'faire tchuir un zeu.
Tcho-là qui m'a pas compris,
Eh bin, tant pis por yi.
Olé ine vraie taille de meyaud !
Quand j'aurons mangé nous faillots
Et ine boune assiettée de porèts,
J'yrons récité nout chaplet.

 

Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen

(04/12/2013)

 

 

LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=fEzSAT4sAJ4


Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle)
Enregistrement : 25 mai 2011

Qui suis-je ?

Suis ni pape ni roi
Mais catholique et françois,
Et de plus fils de paisen,
Et de paisan vendéen.


Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen

 

 
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Plus de Poèmes pieux de Gilbert Chevalier, l'Aveugle-Vendéen :

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