mercredi 27 septembre 2017

Le PÈRE de MONTFORT sur tous les tons

363

« À la suite de saint Léonard de Port-Maurice, 
saint Alphonse de Liguori 
adopta la pieuse pratique des Trois Ave Maria 
et lui donna l’appui de sa haute autorité. 
Il la conseillait beaucoup 
et l’imposait même comme pénitence 
à ceux qui n’en avaient pas l’habitude. »

(Le Ciel ouvert par la pratique des Trois Ave Maria)


LIENS de TÉLÉCHARGEMENT des PDF de CANTIQUES & PAROLES de SAINTS




* * * * * * *





(27 septembre)

« La patience est l’œuvre parfaite d’une âme : 
c’est la patience qui nous ouvre le Paradis. 
Celui qui souffre avec patience souffre moins et se sauve ; 
celui qui souffre avec impatience souffre davantage et se damne. 
Lors donc que nous nous voyons dans l’affliction, 
consolons-nous et rendons grâces à Dieu, 
car c’est un signe qu’il veut nous sauver. 
Il est bien à plaindre le pécheur qui prospère en ce monde, 
car c’est un signe que Dieu lui réserve le châtiment éternel. »


(Saint Alphonse de Liguori)


 
(11 septembre)

« Tous les adultes qui se sauvent 
doivent être martyrs 
ou de sang ou de patience. »


(Saint Alphonse de Liguori)

(23 septembre)


Le PÈRE de MONTFORT
sur tous les tons

où chaque double air se renouvelant tous les 4 couplets 
n'est pas répété plus de 2 fois,
d'où l’appellation de "Cantate"

  13 Cantiques sur 235 mélodies

Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle)

(enregistrement : 2012)



 

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I- "CANTATE" de la PATIENCE
sur 31 mélodies

Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL de la vidéo :

https://youtu.be/XTp3OynD8cU

(exemple de site de téléchargement :  

https://www.onlinevideoconverter.com/fr/video-converter )

VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :

 

a) La FORCE de la PATIENCE


1- J’admire une grande princesse
Qui rit au milieu des tourments,
Qui sans chagrin et sans tristesse
Des maux fait ses plaisirs charmants :
C’est l’invincible Patience !
La leçon d’un Jésus mourant,
Le fondement de l’espérance,
La force du vrai conquérant.

 2- N’est-ce pas le grand sacrifice
De l’homme à la divinité
Pour payer toute sa justice,
Pour glorifier sa bonté,
Pour attendre sa Providence,
Pour croire à son autorité,
Pour se soumettre à sa puissance,
Pour adorer sa Majesté ?

3- Quelle gloire à Dieu, ce bon Père,
De voir son cher enfant qui rit,
Qui baise humblement et révère
Les verges dont il le punit ;
Qui du milieu des coups s’écrie :
« Dieu soit béni ! Mon Dieu, pardon !
Mon Père, je vous remercie,
Oh ! quelle grâce ! oh ! le grand don ! »

4- L’homme patient glorifie
Le bon Jésus avec sa Croix,
Puisqu’il imite ainsi sa vie,
Puisqu’il se soumet à ses lois,
Puisqu’il remplit par sa souffrance
Ce qui manque à sa Passion,
Puisqu’il vainc par la patience
Tous les ennemis de son nom.

5- La Croix préserve et purifie
De l’amour-propre et du péché,
Fait que le juste s’humilie
Et que le pécheur est touché.
La Croix fait voir par sa lumière
Dieu d’un côté dans sa grandeur,
De l’autre l’extrême misère
Et la malice du pécheur.

6- Il n’est rien de plus méritoire
Que de souffrir pour Jésus-Christ !
Cherchez, lisez toute l’histoire
Pour en convaincre votre esprit :
Un jour de l’amour des souffrances
Est plus méritoire au chrétien
Que cent ans d’autres pénitences,
Que l’aumône de tout son bien.

7- C’est toi, chère Croix, qui domines
Sur tous les ennemis de Dieu,
Mais que ta victoire divine !
On l’ignore dans ce bas lieu :
Le monde te juge vilaine,
La chair ne craint que ta rigueur,
Le diable te voit avec haine,
Et moi j’adore ta grandeur.

8- La Croix a beaucoup de puissance :
C’est l’aiguillon de la vertu,
C’est le soutien, c’est l’espérance
Du pauvre pécheur abattu.
Il est vrai que cette croix pèse,
Mais quand on aime son saint poids,
L’âme, au large, est bien à son aise,
Et pleure et rit tout à la fois.

9- Croyons, croyons d’une foi vive :
Sans croix on ne peut se sauver !
C’est le battoir, c’est la lessive
Par lesquels Dieu veut nous laver ;
C’est son amoureux purgatoire,
C’est son fourneau, c’est son creuset
Où Dieu prépare pour la gloire
L’homme même le plus parfait.

10- Un homme en vain chante victoire,
S’il n’est patient en souffrant :
Il n’en reçoit que vaine gloire,
Puisqu’il n’est qu’un faux conquérant.
Se rendre maître d’un empire
N’est pas un fait si glorieux
Que de souffrir bien sans rien dire,
Quoique le mal soit peu fâcheux.





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NÉCESSITÉ DE LA PATIENCE :

11- Ô patience salutaire !
Mes vers ne peuvent exprimer
Combien vous êtes nécessaire,
Combien on devrait vous aimer.
Il faut souffrir, grand axiome !
Arrêt d’un Dieu, très juste loi
À laquelle il soumet tout homme
Dans la nature et dans la foi.

12- Soyez aussi juste sur terre
Que le simple et saint homme Job,
Évitez autant toute guerre
Que le patriarche Jacob.
Vous ne pourrez pas vous défendre
De souffrir toujours en tous lieux :
C’est à quoi l’homme doit s’attendre
Jusqu’à son arrivée aux cieux.

13- « Avec moi, quelqu’un veut-il vivre ?
Dit Jésus-Christ à haute voix.
Quelqu’un veut-il partout me suivre ?
Qu’il prenne et porte donc sa croix !
Avec ma Croix je marche en tête ;
Je veux qu’on souffre comme moi,
Sans qu’on se plaigne ou l’on s’arrête
Pour regarder derrière soi.

14- « Mon chef est couronné d’épines :
Loin de moi, membre délicat !
Les croix sont mes armes divines :
Loin de moi, délicat soldat !
La Croix est ma très chère amie :
Loin de moi, vous qui la chassez !
Sur la Croix j’ai fini ma vie :
Adieu, vous qui vous en lassez !

15- « Moi, l’innocence véritable,
J’ai tout fait et souffert pour toi ;
Et toi, pécheur, toi si coupable,
Tu ne veux rien souffrir pour moi !
J’ai bu le premier au calice,
Bois-y donc aussi, c’est ton tour :
Aide-moi dans mon sacrifice
Et me rends l’amour pour l’amour !

16- « La moindre souffrance amoureuse
Du dernier de mes serviteurs
Est plus riche et plus précieuse
Que les trésors des empereurs.
Souffrez bien ! ce bonheur surpasse
Celui d’être aimé de mon Cœur :
C’est le plus haut point de la grâce,
Le plus haut degré de faveur !

17- « Je veux qu’on t’offre un diadème,
Ou bien une étroite prison,
Ou quelque dignité suprême,
Ou la potence pour mon nom.
Prends la prison et la potence
Et foule au pieds la vanité !
C’est là la plus haute prudence :
Crois-moi, je suis la Vérité !

18- « On ne gagne point ma victoire
Qu’on n’ait comme moi combattu :
Personne n’entre dans ma gloire
Que par ma Croix et sa vertu !
Si tu n’entends point ce langage
D’aimer la Croix, vaincre sa chair,
Il te faudra souffrir la rage
Des feux éternels de l’enfer.

19- « Regarde le ciel et contemple
Cette troupe de bienheureux.
Veux-tu régner à leur exemple ?
Il te faut donc souffrir comme eux !
En fuyant la route commune,
Ils sont parvenus par les croix
Au plus haut point de la fortune
Qui les a tous couronnés rois.

20- « L’un foulait aux pieds les richesses
Et l’autre fuyait les grandeurs,
L’un les plaisirs et les caresses,
L’autre les biens et les honneurs.
Ne prenant que moi pour modèle,
Ils passaient au travers des feux,
Et de la mort la plus cruelle
Ils montaient au plus haut des cieux.

21- « J’ai des croix d’un très grand mérite,
Ce sont des croix de favoris !
Tous les plus grands saints de ma suite
Ont eu des croix d’un plus grand prix.
J’ai tout fait souffrir à ma Mère,
J’ai percé son Cœur de douleur,
Parce qu’elle m’était très chère
Et le tendre objet de mon Cœur. »

22- Voyez cette troupe sacrée
De saints martyrs du premier rang,
Dont la robe est toute empourprée
Et toute teinte de leur sang :
Ils ont, avec tous les prophètes,
Tout souffert pour le Paradis !
Et vous croyez, fou que vous êtes,
Sans souffrir l’avoir à vil prix ?

23- Ils ont tout fait pour l’Évangile,
Tout souffert pour fuir le péché :
L’un est rôti sur une grille,
L’autre percé, l’autre écorché ;
Tous sont morts d’une mort cruelle
Après mille maux et travaux,
Le tout pour la vie éternelle.
Après cela, plaignez vos maux !

24- Regardez les pesantes chaînes
Dont les mondains sont enchaînés :
Quels ennuis, quels maux, quelles peines !
Et puis être à jamais damné.
Ils souffrent, mais c’est par contrainte,
Pour le démon, sans aucun bien.
Mais tout souffrir pour Dieu sans plainte,
C’est gagner tout sans perdre rien !

25- Une très légère souffrance,
Un petit moment de douleur,
Produit un poids de gloire immense,
Une éternité de bonheur !
Les maux du temps les plus terribles
Ne sont que des maux très petits,
Vu les biens incompréhensibles
Que Dieu prépare en Paradis.

26- Souffrir dans ce monde ou dans l’autre,
Ou sur la terre ou dans l’enfer,
Quoiqu’on fût saint comme un apôtre,
Quoiqu’on fût dur comme du fer :
Choisissez la peine légère
Qui gagne Dieu dans un moment,
Ou bien sa terrible colère
Dans l’enfer éternellement !


(17 juillet)


QUALITÉS DE LA PATIENCE :

27- Souffrez tout avec patience,
En grâce et sans péché mortel,
Autrement nulle récompense
Sur la terre ni dans le ciel.
La patience naturelle
Est celle d’un homme païen,
La chrétienne est surnaturelle :
C’est elle qui fait le chrétien !

28- L’homme impatient ne s’arrête
Qu’à ce qui tombe sous ses sens :
Il imite en cela la bête
Qui voit la pierre et mord dedans.
Recevez des mains de Dieu même
Vos maux comme de grands présents,
Comme des marques qu’il vous aime
Comme un de ses plus chers enfants !

29- Il ne tombe pas une feuille
Sans son exprès commandement :
Sur tout sa Providence veille,
Mais sur nous singulièrement !
Toutes nos croix sont mesurées
Par sa justice et son amour,
Dans leurs poids et dans leurs durées :
Lui-même les tourne à son tour.

30- Si Dieu punit sa créature,
C’est un bon Père, un bon ami,
Avec raison, avec mesure,
Et non pas comme un ennemi.
Il connaît de chaque personne
La force et la perfection :
Sa bonté lui proportionne
Le mal et la tentation.

31- Mais patience universelle
Pour souffrir toute adversité :
L’abandon d’un ami fidèle,
La plus extrême pauvreté,
La plus cruelle maladie,
Pertes de biens, pertes d’honneur,
Enfin tous les maux de la vie,
En un mot la Croix du Sauveur !

32- Comme c’est Dieu qui nous envoie,
Nous pèse et nous taille nos croix,
Il faut les porter avec joie,
Sans rien retrancher de leur poids.
Souffrons sans plainte et sans tristesse,
Quoiqu’on nous accable de coups,
Et tressaillons tous d’allégresse :
Tout va bien, ayant Dieu pour nous !

33- Cette grâce extraordinaire,
Cette joie en l’adversité,
Ne s’obtient que par la prière
Qu’on fait avec humilité.
Pour l’obtenir, prions Marie :
Par son Cœur percé de douleur,
C’est elle qui donne la vie
Et la Croix même du Sauveur.

34- Soyons pleins de reconnaissance
Quand Dieu nous envoie à souffrir,
Demandons la persévérance
Pour vivre en croix, pour y mourir.
Prions-le qu’il nous frappe en père,
Et non pas en juge irrité :
Que, dans le temps, s’il est sévère,
Il soit doux dans l’éternité.




(7 juin)


PRIÈRE :

35- Seigneur, je souffre dans cette heure,
Mais j’en bénis votre bonté !
Je suis en croix, mais j’y demeure
Soumis à votre Volonté :
Frappez, mon Père charitable,
J’adore et je bénis vos coups !
Je suis votre enfant, mais coupable,
Vous m’êtes encore trop doux.

36- Vous voulez donc, Jésus, mon maître,
Que je sois avec vous en croix :
Je suis content, daignez m’y mettre,
Trop d’honneur pour moi mille fois !
En m’y mettant, mettez vos grâces
Et m’y soutenez puissamment,
Afin de marcher sur vos traces
En souffrant tout joyeusement.

37- Je suis la pierre mal polie,
Grossière et sans nul ornement :
Taillez-la, Seigneur, je vous prie,
Pour mettre en votre bâtiment !
Je veux souffrir en patience :
Coupez, taillez, frappez, tranchez !
Mais soutenez mon impuissance
Et me pardonnez mes péchés.

38- Ô saint André, que je m’écrie
Avec vous : « Ô la bonne Croix ! »
Saint Paul, que je me glorifie
Avec vous en ce sacré bois !
Que j’aie avec vous, Catherine,
Non une couronne de fleurs,
Mais une couronne d’épine
Du chef de l’Homme de douleurs !

39- Que je crie avec vous, Thérèse :
« Je veux souffrir, ou bien mourir » ;
Ou comme une autre, en sa fournaise :
« Non pas mourir, mais bien souffrir ! » (*)
Priez pour moi, Vierge fidèle :
Donnez-moi part à vos douleurs,
Afin qu’à la vie éternelle
Je prenne part à vos grandeurs.

(*) Sainte Marie-Madeleine de Pazzi

Fichier PDF des Paroles de ce cantique ici :

http://www.montfortajpm.sitew.fr/fs/Root/cwn04-La_force_de_la_Patience_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf
+ Téléchargement : http://www.montfortajpm.sitew.fr/dl/Root/cwn04-La_force_de_la_Patience_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

 

  

  (21 ou 26 septembre)

 

b) PRIÈRES

1- Ô Jésus vivant en Marie,
Venez vivre et régner en nous :
Exprimez en nous votre vie,
Pour ne plus vivre que pour vous !
Formez-y vos vertus sublimes,
Votre Esprit et sa sainteté,
La pureté de vos maximes,
L’ardeur de votre charité.

2- Faites-nous part de vos mystères
Pour vous imiter ici-bas,
Communiquez-nous vos lumières
Pour nous conduire en tous nos pas.
À la gloire de votre Père,
En la vertu de votre Nom,
Régnez en nous par votre Mère
Sur le nature et le démon.

3- Souvenez-vous, Vierge Marie,
Que votre Cœur est si bénin,
Que c’est une chose inouïe
Qu’aucun vous ait prié en vain.
Non, personne avec confiance
N’a demandé votre faveur
Sans recevoir votre assistance,
Sans éprouver votre douceur.

4- Le cœur contrit, ô Vierge Mère,
J’ose invoquer votre saint Nom,
Et malgré mes péchés j’espère
Avoir votre protection.
Montrez quelle est votre clémence
En m’obtenant de votre Fils
Le repentir et l’indulgence
Des grands péchés que j’ai commis.

5- De grâce, soyez-moi propice,
Que je ne sois point rebuté,
Car mes péchés et ma malice
Sont moindres que votre bonté.
Tenez-moi toujours compagnie,
Surmontez tous mes ennemis,
Afin qu’un jour dans l’autre vie
Nous soyons pour jamais unis.

6- Saint Ange, je vous remercie
De vos soins et de vos secours :
Continuez-les moi, je vous prie,
Pendant le reste de mes jours.
Offrez au Seigneur mes prières,
Conduisez-moi dans tous mes pas,
Supportez-moi dans mes misères,
Soutenez-moi dans mes combats.

7- Chrétiens, païens, peuples sauvages,
Louez le Seigneur, louez tous,
Chantez en différents langages
Sa miséricorde sur nous.
Il nous confirme ses tendresses
En nous comblant de ses bienfaits,
Il est fidèle à ses promesses :
Sa vérité règne à jamais !

8- Gloire à Jésus-Christ par sa Mère
Et sur la terre et dans le ciel,
À la droite de Dieu son Père,
Au Saint-Sacrement de l’autel !
Honneur, amour, gloire et louanges
Au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Par tous les Saints, par tous les Anges,
À tout jamais par Jésus-Christ !
9- Entends la messe et sanctifie
Fête et dimanche entièrement,
Va à confesse et communie,
Au moins à Pâques saintement ;
Les quatre-temps et le Carême
Et les vigiles jeûneras,
Vendredi ni samedi même
Aucune chair ne mangeras.
 
10- Que tout rende à Dieu seul hommage
Et sur la terre et dans les Cieux,
En toute saison, en tout âge,
En tout temps et en tous les lieux :
Honneur, amour, gloire et louange
Au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Par tous les Saints, par tous les Anges,
Par Marie et par Jésus-Christ.
11- Ah ! j’ai péché contre Dieu même !
J’ai méprisé mon Créateur !
Pardon, pardon, bonté suprême,
J’en ai regret de tout mon cœur.
Ne rendez pas guerre pour guerre,
Voyez mon cœur humble et contrit ;
Je ne crains point votre tonnerre,
Couvert du Sang de Jésus-Christ.

12- Quittez, Sauveur, quittez les armes,
Je suis le prix de votre Sang.
Pardon, pardon, voyez mes larmes :
Plus de péché dorénavant !
Que tout le Ciel se réjouisse,
Le pécheur passe au rang des saints :
Divin Sauveur, qu’on vous bénisse
De ce chef-d’œuvre de vos mains.

13- Ô Miséricorde infinie,
Vous ne pouvez me rejeter.
Ô doux Jésus, douce Marie,
Vous ne pouvez me rebuter.
Que tout le Ciel se réjouisse,
Le pécheur passe au rang des saints :
Mon très doux Fils, qu’on vous bénisse
De ce chef-d’œuvre de vos mains.
 


c) Le DÉVOT ESCLAVE de JÉSUS en MARIE

(paroles ci-après)

 
CONSÉCRATION montfortaine "À JÉSUS par MARIE" :



II- Le DÉVOT ESCLAVE de JÉSUS en MARIE




a) "CANTATE" Ad JESUM per MARIAM
sur 41 mélodies

(les 2 vidéos se suivent)

Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL des vidéos :

1- https://youtu.be/5FZNTdQe95g

2- https://youtu.be/UWsu0ZxuyH4

 

VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :

1- Que mon âme chante et publie,
À la gloire de mon Sauveur,
Les grandes bontés de Marie
Envers son pauvre serviteur.


R.1/ Qu’il est doux, qu’il est doux :
À son ombre cachons-nous !
(bis)

2- Que n’ai-je une voix de tonnerre
Afin de chanter en tous lieux
Que les plus heureux de la terre
Sont ceux qui la servent le mieux !

3- Chrétiens, apprêtez vos oreilles,
Écoutez-moi, prédestinés,
Car je raconte les merveilles
De celle dont vous êtes nés.


R.2/ Par l’Ave Maria,
Le péché se détruira !
Par l’Ave Maria,
Le Grand Jésus règnera !

 
4- MARIE est ma grande richesse
Et mon tout auprès de Jésus :
C’est mon honneur, c’est ma tendresse,
C’est le trésor de mes vertus !

5- Elle est mon arche d’alliance
Où je trouve la sainteté ;
Elle est ma robe d’innocence
Dont je couvre ma pauvreté.

6- Elle est mon divin oratoire
Où je trouve toujours Jésus :
J’y prie avec beaucoup de gloire,
Je n’y crains jamais de refus.

7- Elle est ma ville de refuge
Où je ne suis point outragé ;
C’est mon arche dans le déluge
Où je ne suis point submergé.

8- Je suis tout dans sa dépendance
Pour mieux dépendre du Sauveur,
Laissant tout à sa Providence :
Mon corps, mon âme et mon bonheur.

9- Quand je m’élève à Dieu mon Père
Du fond de mon iniquité,
C’est sur les ailes de ma Mère,
C’est sur l’appui de sa bonté.

10- Pour calmer Jésus en colère,
Avec Marie il est aisé ;
Je lui dis : « Voilà votre Mère ! »
Aussitôt il est apaisé.

11- Cette bonne Mère et Maîtresse
Me secourt partout puissamment,
Et quand je tombe par faiblesse
Elle me relève à l’instant.

12- Quand mon âme se sent troublée
Par mes péchés de tous les jours,
Elle est toute pacifiée,
Disant : « Marie, à mon secours ! »

13- Elle me dit dans son langage,
Lorsque je suis dans mes combats :
« Courage, mon enfant, courage !
Je ne t’abandonnerai pas ! »

14- Comme un enfant à la mamelle
Je suis attaché sur son sein :
Cette Vierge pure et fidèle
M’y nourrit d’un lait tout divin.

15- Voici ce qu’on ne pourra croire :
Je la porte au milieu de moi,
Gravée avec des traits de gloire,
Quoique dans l’obscur de la foi.

16- Elle me rend pur et fertile
Par sa pure fécondité ;
Elle me rend fort et docile
Par sa profonde humilité.

17- Marie est ma claire fontaine
Où je découvre mes laideurs,
Où je me délecte sans gêne,
Où je tempère mes ardeurs.

18- Je vais par Jésus à son Père
Et je n’en suis point rebuté ;
Je vais à Jésus par sa Mère
Et je n’en suis point rejeté.

19- Je fais tout en elle et par elle :
C’est un secret de sainteté
Pour être à Dieu toujours fidèle,
Pour faire en tout sa Volonté.

20- Chrétiens, suppléez, je vous prie
À ma grande infidélité :
Aimez Jésus, aimez Marie,
Dans le temps et l’éternité !



ou là (avec les 3 prières de la CONSÉCRATION "À JÉSUS PAR MARIE") :  




Qu'il est doux, qu'il est doux :
À son ombre cachons-nous ! 





b) "CANTATE" du SERVITEUR FIDÈLE de JÉSUS en MARIE
où le cantique est chanté 33 fois en entier sur autant de mélodies



Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL de la vidéo :

https://youtu.be/2jPsr7c8LbE


(enregistrement : 1981)

VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :
https://gloria.tv/album/iJWS9d3ZF8gh13w9cUwx6xmXq/record/2E9xUDa4iydL6hpktZtY2v1yF

Chacune de ces 33 versions est également disponible en individuelle à partir d'ici :

(les 30 vidéos se suivent)


Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL des vidéos :

1-  en fa : https://youtu.be/kUkXv87HPCY

2- en do : https://youtu.be/XLlqPXe3DJ0

3, 4, 5- en la m, mi m & sol : https://youtu.be/SysW_pomifE

6- en ré : https://youtu.be/A50v4s99AP4

7- en si m : https://youtu.be/L2ikX3Ufa1Y

8- en fa# m : https://youtu.be/wn4wpvwiU7I

9- en la : https://youtu.be/W6QRx_NDWdU

10- en mi : https://youtu.be/YBqnyoDkfAo

11- en do# m : https://youtu.be/6eDzmddp4Zc

12- en sol# m : https://youtu.be/9uZbHFtZdE0

13- en si : https://youtu.be/E0p0CbtJttw

14- en fa# : https://youtu.be/PpgBdYueWKY

15- en ré# m : https://youtu.be/VVfN-3JHbto

16- en la# m : https://youtu.be/1O-id8hkLvw

17- en do# : https://youtu.be/7MIOPfJoLVc

18- en fa m : https://youtu.be/joG08N_p6qw

19- en la b : https://youtu.be/N07uRYHnIgc

20- en do m : https://youtu.be/lr-HwyD--ko

21- en si b m : https://youtu.be/iWMOWuJ41ek

22- en mi b m : https://youtu.be/aMNZfX1ICMY

23- en ré b : https://youtu.be/9GffawfDZ18

24- en la b m : https://youtu.be/aABOd5e5ZLk

25- en do b : https://youtu.be/9d8U0rdWQRE

26- en sol b : https://youtu.be/fuy4C5wg-LQ

27- en mi b : https://youtu.be/yblEKTNK2Xw

28 & 29- en do m & sol m : https://youtu.be/gWd1Ea7hGbw

30- en ré m : https://youtu.be/m5FVsMal83E

31- en si b : https://youtu.be/Tk8rkYMEStM

32- en fa : https://youtu.be/YvpufLvEJWM

33- en do sur le "Veni Creator" : https://youtu.be/hhF2Pp03hC8


  

 

c) "CANTATE" À JÉSUS par MARIE
où le cantique est chanté 31 fois en entier sur autant de mélodies

(les 2 vidéos se suivent)


Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL des vidéos :

1- https://youtu.be/uMP2PFkZWH4

2- https://youtu.be/NpoTU7bf70k

  (enregistrement : 2005)

 

VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :
https://gloria.tv/album/mqT9GN8VcNaJ1Q3StqHHnsDWH/record/EHQtFTYynF8P2iMazt68zeMvB
 ou là : https://gloria.tv/album/8vNRfUbxBUnH23aoYSdp8rW9n/record/KX2JPTo3Sg6p1GraDv7xWUbZu


Chacune de ces 31 versions est également disponible en individuelle à partir d'ici :

(les 31 vidéos se suivent)


Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL des vidéos :

1- en do : https://youtu.be/lqPh_xMKytE

2- en la m : https://youtu.be/ME3KIQSaT1g

3- en mi m : https://youtu.be/uIOxladcBSg

4- en sol : https://youtu.be/eT-aEJbeP7o

5- en ré : https://youtu.be/QIMV-QjOh_s

6- en si m : https://youtu.be/2VeW-Ooyf8g

7- en fa# m : https://youtu.be/ZAgFHyAmCzg

8- en la : https://youtu.be/qGuhP78zmbY

9- en mi : https://youtu.be/vIbDHJgtL6I

10- en do# m : https://youtu.be/KkZgK5AWK9c

11- en sol# m : https://youtu.be/-OOaQUBVVcM

12- en si : https://youtu.be/49g1WUl1gZo

13- en fa# : https://youtu.be/9_B5Ex6N3Pg

14- en ré# m : https://youtu.be/Nw4Gv8mVH8o

15- en la# m : https://youtu.be/NX3ODI9mesk

16- en do# : https://youtu.be/Z51F6j4dycM

17- en fa : https://youtu.be/3Eh_HU5cB_c

18- en ré m : https://youtu.be/F3OvPY-LTYM

19- en si b : https://youtu.be/BCxTcq4cRrg

20- en sol m : https://youtu.be/hSK1LT5ntp8

21- en do m : https://youtu.be/b-cfoeRhjJo

22- en mi b : https://youtu.be/okle6FjehYQ

23- en la b : https://youtu.be/kX8W75TSF30

24- en fa m : https://youtu.be/3W5OwjHeoVU

25- en si b m : https://youtu.be/9YVsTXlar24

26- en ré b : https://youtu.be/Jcte23CXtI0

27- en sol b : https://youtu.be/dmzgSZQlNbQ

28- en la b m : https://youtu.be/5jnsvSJymrc

29- en mi b m : https://youtu.be/tTs4DDjT7xY

30- en do b : https://youtu.be/8nwvcqo3UQc

31- en do b : https://youtu.be/lS87NSZ3Kmk


 

Toutes les autres versions de ce Cantique
avec les liens de téléchargement, ici :
http://montfortajpm.blogspot.fr/p/a-jesus-par-marie.html

 

 


III- "CANTATE" des TROIS VERTUS THÉOLOGALES


VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :
 https://gloria.tv/album/8vNRfUbxBUnH23aoYSdp8rW9n/record/fJrA9ZK69tHm2UXUc3pJojpzd





a) Les LUMIÈRES de la FOI

sur 25 mélodies

Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL de la vidéo :

https://youtu.be/dFzQg-eeE9Y



1- Je suis une lumière pure
Qui fait tout croire sûrement,
Dès lors que c’est Dieu qui l’assure
Et l’Église conjointement.

2- Je suis toute surnaturelle,
On ne m’apprend point par les sens ;
Je suis obscure, mais très belle,
Toute ma gloire est au-dedans.

3- Je suis la base inébranlable
De ce qu’on espère ici-bas,
Je suis l’argument admirable
De tout ce que l’on ne voit pas.

4- Je suis cette lampe luisante
Qui brille en un lieu ténébreux,
Je suis cette colonne ardente
Qui dans la nuit conduit aux cieux.

5- Je suis vraiment très nécessaire,
On ne voit Dieu que par la foi :
Aucun sans foi ne lui peut plaire,
Quand ce serait le plus grand roi.

6- Les sens font la bête charnelle,
La raison fait l’homme de bien ;
Mais moi je fais l’homme fidèle,
L’homme de Dieu, le bon chrétien.

6- Je suis la lumière de vie
Qui conduit à la vérité ;
Il faut ou que je sois suivie
Ou qu’on reste en l’obscurité.

7- C’est moi qui fais chanter victoire
À de pauvres petits enfants,
C’est moi qui mérite la gloire
À tous les fidèles croyants.

8- C’est moi qui frappe et qui terrasse
Le démon, ce prince orgueilleux ;
C’est moi qui lui résiste en face,
C’est moi qui le plonge en ses feux.

10- Je suis la victoire du monde,
Lequel a tant d’autorité.
Il faut que sur moi l’on se fonde
Pour en voir la malignité.

11- Je captive et je mortifie
La chair et ses désirs charnels,
En lui montrant dans l’autre vie
Les douceurs des biens éternels.

12- Je rends l’homme pur sans malice
Dans le corps, l’esprit et le cœur,
Et puis j’en fais un sacrifice
Agréable aux yeux du Seigneur.

13- Je rends l’âme souple à la grâce
Et la chair soumise à l’esprit,
Et je fais voir que ce qui passe
Trompe, souille, damne et périt.

14- Je tue et je détruis les vices
Par ma divine pureté.
Sur les vertus et les justices
J’ai droit et pleine autorité.

15- Je suis en Dieu toute-puissante,
J’obtiens de lui ce que je veux ;
Par ma force une âme innocente
Fait des prodiges merveilleux.

16- J’ai fait tous ces grands personnages
Qui commandaient aux éléments,
J’ai fait tous les plus grands ouvrages
De tous les lieux, de tous les temps.

17- Samuel forma le tonnerre,
Élie a mis l’air tout en feu,
Moïse entrouvrit mer et terre
Par la foi qu’ils avaient en Dieu.

18- L’un tire de l’eau d’une pierre,
Un autre arrête le soleil,
Tous ont la victoire sans guerre :
Ma force n’a rien de pareil.

19- C’est moi qui donnais l’allégresse
Aux apôtres persécutés,
Qui les faisais courir sans cesse
Malgré toutes difficultés.

20- Au milieu des plus grands supplices
Je faisais rire les martyrs :
Je leur donnais plus de délices
Que leur cœur n’avait de désirs.

21- Je leur faisais voir la couronne,
Les biens et les plaisirs des cieux,
Et que le Seigneur ne les donne
Qu’aux fidèles victorieux.

22- La Sainte Vierge n’est louée
Que pour sa foi dans le Seigneur :
C’est la foi qui l’a consacrée
La Mère de son Créateur.

23- Écoute, écoute, créature :
Dieu même s’est servi de moi
Dans la grâce et dans la nature.
J’étais son bras, j’étais sa loi.

24- Il demandait pour l’ordinaire :
« Vous serez guéri, croyez-vous ?
Sans la foi je ne veux rien faire,
Selon la foi je fais à tous. »

25- Je fais voir à l’âme fidèle
En un moment tout l’univers,
La mort et la vie éternelle,
Le ciel, la terre et les enfers.

26- Je suis la clef qui donne entrée
Aux mystères de Jésus-Christ,
Aux merveilles de l’empyrée,
Aux grands secrets du Saint-Esprit.

27- Je suis cette divine armure
Dont les vrais chrétiens sont armés,
Desquels, comme Dieu nous assure,
On éteint les traits enflammés.

28- Je suis le trésor ineffable
Du bon pauvre dans ces bas lieux.
Je suis l’avare misérable :
Nous nous détruisons tous les deux.

29- Je fais bien plus, qu’on le médite !
C’est moi qui fais les bienheureux,
Je fais sur terre leur mérite
Et leur degré de gloire aux cieux.

30- Je suis, dans l’Église visible,
Ferme appui de la vérité,
Très sainte, infaillible, invincible
Malgré tout l’enfer irrité.

31- Mon Église est l’universelle,
Soumise en tout à Jésus-Christ :
Il n’est point de salut hors d’elle,
Et qui lui résiste périt.

32- Je déteste tout hérétique,
Le juif, le turc et le païen,
L’apostat et le schismatique ;
Le seul catholique est mon bien !

33- Voici des motifs, qu’on appelle
Motifs de crédibilité,
Afin qu’on me soit plus fidèle
Comme à la pure vérité.

34- Mes vérités sont très croyables :
Par les saintes prédictions,
Par les miracles innombrables,
Par les belles conversions,

35- Par l’accord de tous les mystères,
Par la pureté de la loi,
Par les merveilleuses manières
Dont le monde a reçu la foi,

36- Par la fermeté de l’Église
Par les chocs de ses ennemis.
Croyez donc d’une foi soumise,
Et tous les biens vous sont promis.

37- Recherchez-moi dans l’Évangile :
Je suis cachée en tous ses mots.
Il faut un cœur humble et docile
Pour m’y découvrir en repos.

38- Apprenez quelle est ma pratique
Pour m’avoir dans ma pureté :
Croyez tout ; c’est être hérétique
De nier une vérité !

39- Croyez les vérités pratiques
Et celles qui ne le sont point.
Hélas! combien de catholiques
Sont hérétiques en ce point !

40- La foi simple est très belle et bonne,
D’un grand mérite et d’un grand prix :
Je ne veux pas que l’on raisonne
Sur les vérités que je dis.

41- Il faut croire avec grand courage,
Malgré la chair, malgré les sens,
Malgré le démon et sa rage,
Malgré le monde et ses tyrans.

42- Soit qu’on menace ou qu’on caresse,
Soit même qu’on en vienne aux mains,
Professez la foi sans faiblesse
Devant les plus grands libertins.

43- Je suis un cadavre sans âme
Quand je suis dans l’oisiveté ;
Je suis vive comme la flamme,
Mais je meurs sans la charité.

44- Gardez-vous d’une foi stérile
Qui croit tout et qui ne fait rien,
Mais vivez selon l’Évangile :
Croyez-le tout, faites-le bien !

45- Gardez-vous d’une tromperie
Qui croit de moment en moment :
On croit l’Évangile en partie,
On le fait imparfaitement.

46- Parmi des millions d’infidèles
Perdus par l’infidélité,
Rendez des grâces immortelles
D’avoir connu la vérité.

47- Fuyez les nouvelles doctrines
Et les hérétiques nouveaux :
Ils sèment des erreurs bien fines
Qui causent partout de grands maux.

48- Ne donnez pas créance aux fables,
Aux histoires sans fondement ;
Pour les histoires véritables,
Croyez-les, mais pieusement.

49- Contentez-vous de ma lumière,
Ne cherchez point les visions,
Et de l’Église votre Mère
Embrassez les décisions.

50- Croyez Jésus dans son Vicaire,
Dans tout ce qui touche à la foi,
Et prenez ce qu’il dit en chaire
Comme un oracle et sûre loi.

51- Le propre esprit est diabolique,
Défiez-vous de son éclat :
C’est lui qui forme l’hérétique,
Le schismatique et l’apostat.

52- Vous me rendrez beaucoup de gloire,
Si vous enseignez aux petits
Tout ce qu’ils doivent faire et croire
Pour acquérir le Paradis.

53- Faites souvent cette prière :
« Augmentez-moi la foi, Seigneur,
Afin qu’elle aille tout entière
De mon esprit jusqu’à mon cœur.

54- « Donnez-moi la foi simple et pure
Qui croit tout sans voir ni sentir,
Malgré les sens et la nature
En leur donnant le démentir.

55- « Priez pour moi, Vierge fidèle,
Augmentez ma foi seulement,
Afin qu’à la vie éternelle
Je vous voie en Dieu clairement.

56- « Je crois d’une foi très soumise
De tout mon cœur, sans contredit,
Tout ce que croit la sainte Église,
Parce que c’est Dieu qui l’a dit.

57- « Je crois ce que dit le Saint-Père,
Malgré les fins suppôts d’enfer,
Il est mon chef et ma lumière :
Je ne vois goutte, il voit très clair.

58- « Seigneur, en tout, je veux vous croire,
Mais augmentez toujours ma foi,
Afin que je voie en la gloire
Plus clairement ce que je crois.

59- « Faites gronder le doux tonnerre
De votre Évangile en tous lieux :
Que la foi par toute la terre
Rende votre Nom glorieux ! »



(28 octobre)


b) La FERMETÉ de l'ESPÉRANCE


 1- Je suis la vertu d’Espérance,
Qui fait qu’on attend du Seigneur
La grâce et puis sa récompense
Par les mérites du Sauveur.

2- Je suis cette ancre ferme et stable
Qui fixe l’instabilité,
Cette colonne inébranlable
Qui soutient toute sainteté.

3- Je tire toutes mes richesses
D’un Dieu tout plein de vérité,
Fidèle à toutes ses promesses,
Dans le temps et l’éternité.

4- Voici ce qui me rend bien grande :
Dieu veut que l’homme espère en lui ;
Il crie, il répète, il demande :
« Mortel, mets en moi ton appui ! »

5- « Je t’aime comme mon ouvrage,
Je suis ton Dieu, je suis ton Roi ;
Espère en moi : voilà l’hommage
Que tu ne dois rendre qu’à moi !

6- « Je ne veux pas que tu périsses,
Je suis ton ami, je suis bon,
Je veux que tu te convertisses
Et que tu demandes pardon. »

7- Chrétien, Dieu même est votre Père :
Espérez en sa charité !
Est un grand fou, qui désespère
De sa paternelle bonté.

8- Jésus est votre ami fidèle,
Votre Sauveur et votre Époux.
« C’est moi, dit-il, je vous appelle :
Ne craignez rien, confiez-vous. »

9- Marie est votre bonne Mère
Et le refuge du pécheur :
Espérez tout de sa prière,
Attendez tout de sa faveur.

10- Tant de bienfaits inénarrables
Dont Dieu vous comble tous les jours
Sont des motifs incontestables
Pour espérer en son secours.

11- L’espoir peut-il être frivole
Dans ce que Dieu même a promis ?
Il est fidèle à sa parole,
Il est le meilleur des amis.

12- Quiconque a mis sa confiance
En Dieu, n’a point été confus,
Dieu même a mis surabondance,
L’homme a toujours reçu de plus.

13- Je rends une âme inébranlable
Comme une tour, comme un rocher :
L’ennemi le plus redoutable
Ne peut pas la faire broncher.

14- On jette l’ancre dans l’orage
Afin de ne pas submerger ;
Je suis l’ancre de l’homme sage
Au milieu du plus grand danger.

15- Avec moi tout devient facile :
On est content, on est joyeux,
On est un aigle, on est agile,
On a des ailes pour les cieux.

16- Par moi l’homme change sa force
En la force du Tout-Puissant ;
Avec lui-même il fait divorce,
Et puis il devient agissant.

17- Tous les martyrs, à ma présence,
Riaient dans leurs maux les plus grands :
Je leur montrais leur récompense,
Ils surmontaient tous les tyrans.

18- Je ne recherche que la grâce
Et les biens de l’éternité,
Et je méprise ce qui passe
Comme une pure vanité.

19- « Maudit est l’homme, dit Dieu même,
Qui met son appui dans la chair ! » 
Dans sa vie il est anathème,
À sa mort il tombe en enfer.

20- C’est une folie imprudente
Que de s’appuyer sur les eaux.
La créature est inconstante
Comme les eaux et les roseaux.

21- L’homme n’est de nulle durée :
C’est un vent qu’on ne peut garder,
C’est une écume bien parée.
On est bien fou de s’y fonder !

22- Tout trompe ici-bas le pauvre homme,
Souvent lui-même est un trompeur.
C’est un imposteur, un fantôme,
S’il n’espère dans le Seigneur.

23- Si Dieu n’est pas de la partie
Pour consoler un affligé,
En vain sur l’homme l’on s’appuie,
On n’en peut être soulagé.

24- Je m’appuie en Dieu sans partage
Et non sur des appuis humains,
Mais, si l’homme m’aide et soulage,
Je ne fais qu’emprunter ses mains.

25- Ne fondez rien sur vos misères :
Chez vous rien n’est fort, rien n’est grand !
Mais sur le Père des lumières
De qui tout don parfait descend.

26- Espérez tout de sa clémence :
Le temporel et l’éternel,
Puisqu’il prend par sa Providence
Un soin de vous tout paternel.

27- Rien ne lui fait plus grande injure
Que de désespérer de lui ;
Car, comme il est bon par nature,
Quand il pardonne, il est ravi.

28- Faites votre salut en crainte,
Sans tomber dans le désespoir ;
Joignez-y l’espérance sainte,
Mais sans trop vous en prévaloir.

29- Sans tarder, renoncez au monde
Trompeur, inconstant et malin,
Et que votre espoir ne se fonde
Qu’en Dieu qui vous tient en sa main.

30- Pour avoir cette confiance
Et cet appui dans le Seigneur,
Conservez bien votre innocence,
Ayez la pureté de cœur.

31- Dites : « Dieu même est mon bon Père,
Et je lui crie : Abba Pater !
Marie est ma très douce Mère,
Je n’irai jamais en enfer. »

32- Quand, par faiblesse ou par malice,
Vous péchez, vous tombez à bas,
Priez Dieu qu’il vous soit propice,
Et ne vous désespérez pas.

33- Embrassez sa miséricorde,
Noyez dans son Sang vos péchés.
Il est toujours bon, il accorde
Toute indulgence aux cœurs touchés.

34- Imitez la Vierge fidèle,
Occupez-vous à la servir :
Mettez-votre espérance en elle,
Et vous ne pouvez pas périr !

35- « Seigneur, pour certain, ma malice
Est moindre que votre bonté.
J’espère en vous, avec justice,
Sans crainte d’être rebuté.

36- « J’espère en vous comme mes pères,
Et vous m’exaucerez comme eux.
Si j’ai de plus grandes misères,
Vous en serez plus glorieux.

37- « Quand vous auriez en main la foudre
Prête à m’écraser sous ses coups,
Je ne pourrais pas me résoudre
À ne pas espérer en vous.

38- « J’espère en vous contre espérance,
Quand j’en devrais perdre le jour,
Si vous ne m’en faites défense ;
Mais non, je connais votre amour !

39- « Ma confiance est toute entière !
Pardon si c’est témérité,
Faites-moi tout comme j’espère
En votre douce charité.

40- « J’espère ici-bas votre grâce,
Les biens de l’âme et ceux du corps ;
J’espère vous voir face à face
Et jouir de tous vos trésors.

41- « Et par Jésus, et par Marie,
En vous, Seigneur, j’espère en paix :
J’espérerai toute ma vie
Et je ne périrai jamais ! »

 


c) L'EXCELLENCE de la CHARITÉ

 sur 9 mélodies

 

Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL de la vidéo :

https://youtu.be/CY_MuXXsXfY

 

 1- Je suis une vertu royale
Ou plutôt la divinité,
La première théologale
Qu’on appelle la charité.

2- C’est moi seule qui fais qu’on aime
Dieu par sur tout très purement,
Et son prochain comme soi-même
Pour l’amour de Dieu seulement.

3- Je suis difficile à comprendre,
Je suis de toute éternité :
Le Seigneur en son Cœur m’engendre,
J’ai sur lui toute autorité.

4- J’ai seule vaincu, mais sans guerre,
Ce redoutable Roi des cieux,
Je l’ai fait homme sur la terre
Pour y sauver des malheureux.

5- Parmi les vertus je suis reine,
Elles ne marchent qu’après moi.
J’ai tous les biens en mon domaine,
Dieu même obéit à ma loi.

6- La loi reçoit de moi la vie,
Et c’est à moi qu’elle aboutit.
Sans moi nul ne se sanctifie,
Sans moi toute vertu languit.

7- Je rends la vertu toute aisée,
J’en suis l’aiguillon amoureux :
Par une vigueur toute embrasée,
Le plus grand poids s’envole aux cieux.

8- C’est moi qui fais, à l’homme sage,
Tout abandonner, tout souffrir,
Tout entreprendre avec courage
Et mettre sa joie à mourir.

9- C’est moi qui, par mes puissants charmes
Change l’amertume en douceur,
Et fais tomber des mains les armes
Au plus redoutable vainqueur.

10- Je fais monter l’âme fidèle
Jusqu’à Dieu dans un char de feu,
J’épouse Dieu même avec elle
Et la transforme toute en Dieu.

11- Je suis le propre caractère
Qui distingue tous les élus,
Je suis la gloire et la lumière
Et le lien de leurs vertus.

12- Sans moi, l’or n’est que de l’argile,
Et la vertu même est péché,
Mais tout est grand, tout est utile,
Aussitôt qu’il m’est attaché.

13- C’est moi qui distingue et mesure
Le point d’honneur des bienheureux ;
Une charité grande et pure
Porte une âme au plus haut des cieux.

14- Aimez ce Dieu qui veut qu’on l’aime :
C’est son plus grand commandement !
Aimez, ou soyez anathème
Et maudit éternellement !

15- Dieu vous aime, il est véritable :
Aimez-le donc à votre tour !
Il est tout bon et tout aimable :
Donnez-lui donc tout votre amour !

16- Pour aimer, faut-il être habile,
Sain ou riche, fort ou puissant ?
A-t-on un cœur ? Il est facile.
L’amour est doux et ravissant !

17- Quiconque aime fait des merveilles
Et fera tout ce qu’il voudra ;
Sans grands travaux, sans longues veille
Malgré tout il se sauvera.

18- Sans moi la vie est inutile,
On est sans grâce et sans vertu,
En vain on croit dans l’Évangile,
Le plus grand cœur est abattu.

19- La grâce et toute la nature,
La terre, l’eau, l’air et le feu,
Enfin toute la créature
Crie à l’amour, l’amour de Dieu !

20- Mais l’amour-propre me déguise
Par de fines subtilités.
Agréez donc que je vous dise
Mes véritables qualités.

21- Je ne suis jamais fainéante :
Si je repose, c’est en Dieu ;
Mon humeur est entreprenante,
Je suis active comme un feu.

22- Je suis la guerrière invincible,
Je suis forte comme la mort ;
Rien de si fort, de si pénible,
Que je ne vainque avec effort.

23- Je rends toute charge légère,
J’aplanis le chemin du ciel ;
Je rends la croix la plus amère
Plus douce qu’un rayon de miel.

24- Par une industrie innocente,
J’attire un cœur comme l’aimant ;
J’en fais une hostie excellente,
Au Cœur de Dieu dans un moment.

25- Il n’est rien qui me soit semblable,
Sans moi, tout n’est que vanité ;
Tout passe, mais je suis durable
Comme Dieu dans l’éternité.

26- Je suis sans borne et sans limite,
Sans fin et sans commencement,
Puisqu’aimer Dieu comme Il mérite,
C’est de l’aimer infiniment.

27- Pure comme l’or et plus pure,
J’aime Dieu seul sans intérêt,
Sans égard à la créature,
Hors de Lui seul rien ne me plait.

28- Je suis dans ma propre nature
L’accomplissement de la loi ;
Mais dès lors qu’on lui fait injure,
On est séduit, ce n’est plus moi.

29- Ces cinq choses me font la guerre :
La chair, la propre volonté,
L’amour du monde et de la terre,
La paresse et l’iniquité.

30- L’amour-propre étant tout contraire
Au saint feu de l’amour divin,
Il faut tout souffrir et tout faire
Pour chasser ce subtil venin.

31- Pour brûler de ma pure flamme,
Pour goûter ma sainte onction,
Il faut haïr jusqu’à son âme
Par la mortification.

32- On éteint mon feu salutaire
Par les eaux du péché véniel ;
Qui n’en fait point de volontaire
Parvient au pur amour du ciel.

33- Où me trouver en plénitude,
Sinon au Très Saint Sacrement ?
J’y suis caché en solitude,
C’est mon véritable élément.

34- Heureux celui qui communie,
Le cœur humble, fidèle et pur,
Sans tiédeur, sans hypocrisie ;
Il aura ma flamme : il est pur !

35- Voulez-vous que je vous anime ?
Appliquez-vous à l’oraison ;
Vous y deviendrez ma victime
Et moi, votre perfection.

36- Fuyez loin du monde en retraite
Pour y prier Dieu dans la paix ;
C’est où les saints ont en cachette
Goûté mes feux, reçu mes traits.

37- Envers tous soyez charitables,
Aimez jusqu’à vos ennemis ;
Sans cet amour bien véritable,
De m’avoir il n’est pas permis.

38- Le secret est d’aimer Marie
Pour aimer Jésus nuit et jour :
Elle est la Mère et l’incendie
Du bel et du parfait amour.

39- Parler de Dieu dans sa manière,
Souffrir pour lui, garder sa loi,
Aimer la Croix et la prière,
Sont des signes certains de moi.

40- « Mille fois mon cœur vous désire,
Amour divin, venez à moi :
Être sans vous, c’est un martyre !
Venez donc me donner la loi.

41- « Voilà mon corps, voilà mon âme :
Tout à vous, ô Reine des cieux,
Allumez partout votre flamme,
Sacrifiez tout à vos feux.

42- « N’épargnez point la créature
Pour faire place au Créateur !
Rendez-le malgré ma nature,
Le Maître et le Roi de mon cœur.

43- « Pardon, ô charité divine,
De mes refus, de mes froideurs.
C’en est fait, j’ouvre ma poitrine
À vos attraits, à vos ardeurs.

44- « Par les entrailles de Marie,
Par les mérites de Jésus,
Venez chez moi, je vous en prie :
Je ne vous résisterai plus !

45- « Divin Jésus, amour suprême,
C’est vous seul que j’aime ici-bas !
Je vous aime et dis anathème
À ceux qui ne vous aiment pas.

46- « Oui, mon cher amour, je vous aime,
Non par crainte du châtiment,
Ni pour la récompense même,
Mais pour vous seul uniquement !

47- « Mon cher Époux, je vous embrasse,
Je me donne à vous tout entier !
Il est juste que je le fasse :
Vous m’embrassâtes le premier ! »

 

  (15 septembre)

 

c) Les TENDRESSES de la CHARITÉ du PROCHAIN

sur 15 mélodies


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https://youtu.be/WPpGHjNn2Xs

 

 1- Je ne veux plus chanter en vain,
Car en chantant mon cœur s’explique
Et la charité du prochain
Ouvrant mon cœur fait ce cantique :
Vive la sainte charité,
Dont je sens mon cœur transporté !

2- Par elle on aime tendrement
Son prochain tout comme soi-même,
Pour l’amour de Dieu seulement,
Parce qu’il commande qu’on l’aime,
Sans prendre égard à ses défauts,
Sans avoir horreur de ses maux.

3- Le Très-Haut veut absolument
Que l’homme aime l’homme son frère :
C’est son plus grand commandement
Et de Créateur et de Père.
Il en punit les transgresseurs
Avec les dernières rigueurs.

4- Sa seule autorité suffit,
Il suffit qu’il parle et commande ;
Malheur à qui désobéit,
Car la vengeance en sera grande.
Dieu s’en déclare l’ennemi,
Fût-il d’ailleurs son grand ami.

5- « Tout homme est, dit ce grand Seigneur,
Mon beau portrait, ma vive image ;
On me touche au vif jusqu’au Cœur
Autant de fois que l’on l’outrage.
Je vengerai ce déshonneur
Dans le grand jour de ma fureur ! »

6- La charité renferme en soi
La sainteté la plus parfaite,
L’accomplissement de la loi :
Sans elle aucune loi n’est faite.
C’est le seul lien des vertus,
Sans lequel elles ne sont plus.

7- C’est elle qui, par sa beauté
Et sa pureté lumineuse,
Couvre et détruit l’iniquité
La plus grande et la plus nombreuse.
Un cœur est plein de pureté
Dès qu’elle y règne en vérité.

8- « Ayez un grand amour mutuel
L’un pour l’autre », nous dit saint Pierre.
C’est là le point essentiel,
Il n’est rien si grand sur la terre.
L’amour est la grande perfection
De toute la religion.

9- La marque du prédestiné
Est la charité pour son frère.
C’est Jésus qui nous a donné
Cet infaillible caractère,
Pour distinguer ses serviteurs,
Parmi les faux adorateurs.

10- « Voici mon grand commandement,
Nous dit à tous Jésus-Christ même,
Que vous vous aimiez tendrement
Et de même que je vous aime.
Il est nouveau dans sa douceur,
Il est ancien dans sa grandeur. »

11- Mais comment nous a-t-il aimés ?
Sans intérêt et sans mesure,
Jusqu’à mourir tout consumé
De la charité la plus pure.
Jésus est tout de feu pour nous,
Et nous tout de glace envers tous !

12- Voyez l’amour, voyez l’ardeur
Des premiers chrétiens de l’Église :
Ils n’avaient qu’une âme et qu’un cœur,
L’amour seul était leur devise.
Tout prêts de mourir pour quelqu’un,
Ils mettaient leur bien en commun.

13- Saint Jean ne prêchait que l’amour
Dans ses entretiens ordinaires,
Il disait cent fois dans un jour :
« Entr’aimez-vous, mes très chers frères,
Mes petits enfants, aimez-vous,
Mes enfants, entr’aimez-vous tous. »

14- Voici la réponse qu’il fit
Aux ignorants de ce mystère :
« La seule charité suffit,
Il en faut parler sans se taire.
C’est le précepte du Seigneur
Qui suffit pour notre bonheur. »

15- Les saints étaient brûlants d’amour
Et de charité pour leurs frères,
Ils leur donnaient et nuit et jour
Quelques secours dans leurs misères.
L’exemple d’un Dieu mort pour nous
Les rendaient de cœur tout à tous.

16- Comment n’aimer pas le prochain?
C’est un vif portrait de Dieu même,
C’est un chef-d’oeuvre de sa main,
C’est un ami que son Cœur aime,
C’est le frère de Jésus-Christ,
C’est le temple du Saint-Esprit.

17- C’est le fils du Père éternel
Par une divine alliance,
C’est l’héritier universel
De son royaume et gloire immense,
Qui régnera bientôt aux cieux
Comme un roi grand et glorieux.

18- L’homme est tout empourpré du Sang
De Jésus-Christ, mon très cher Maître :
S’il n’a pas dans mon cœur son rang,
Je suis Judas, encor plus traître.
Un chrétien peut-il faire tort
À ceux pour qui Dieu même est mort ?

19- Aime ton frère, bon chrétien,
Sans quoi tu te damnes sans doute.
Encor passe pour un païen
Qui ne sait pas le prix qu’il coûte.
Peux-tu savoir quel est son prix
Et n’en avoir que du mépris ?

20- Que dis-je le païen sans foi
A plus d’amitié naturelle :
En ce point il te fait la loi,
En ce point il est plus fidèle.
Vois les Turcs dans leur charité :
Sois confus de ta dureté !

21- Mon cœur commence à s’enflammer :
Que mon prochain me semble aimable !
Ah ! c’en est fait, je veux l’aimer,
Il est trop juste et raisonnable.
Rien n’est si doux, rien n’est si pur !
Rien n’est si grand, rien n’est si sûr !

22- Mais gare à vous, cet or sacré
Est contrefait des hypocrites.
Leur or brille et semble épuré :
Dans le fond, il est sans mérites,
Ils le nomment la charité ;
Devant Dieu, c’est charnalité.

23- Si vous n’aidez votre prochain
Que par principe et par nature,
Hélas ! vous travaillez en vain
Et votre aumône est tout impure.
La charité va droit à Dieu,
C’est un feu qui monte en son lieu.

24- L’aimer parce qu’il est parent,
Civil, complaisant, agréable,
Parce qu’il est riche ou savant,
Noble, puissant ou respectable :
Voilà l’amitié d’un païen
Et non pas celle d’un chrétien !

25- Aimez le prochain saintement
Pour la vertu, non pour le crime,
Car l’aimer criminellement
C’est s’offrir au diable en victime.
Loin de vous tout amour charnel !
C’est un feu tendre, mais mortel.

26- Aimez du cœur et de la main
Et non seulement de la bouche.
Versez l’aumône dans son sein.
Que ce qui le touche, vous touche !
Toute amitié de compliment
Est un ridicule ornement.

27- Que votre amour s’étende à tous :
N’ayez de froideur pour personne.
C’est mon ennemi, dites-vous ;
N’importe, il le faut, Dieu l’ordonne.
Fuyez la singularité,
Car elle rompt la charité.

28- L’amour est doux et patient
Et plein de support pour son frère,
Il est docile et complaisant,
Exempt de trouble et de colère.
Supportez-le dans ses défauts,
Dieu vous charge de ses fardeaux.

29- Vous devez aimer vos amis,
Rien n’est si facile en pratique.
Mais aimez tous vos ennemis :
C’est l’acte le plus héroïque
Qu’il vous faire absolument
Ou vous perdre éternellement.

30- Il faut aimer du fond du cœur
Un ennemi qui veut vous nuire :
C’est le précepte du Seigneur.
Il faut s’y soumettre et souscrire,
Sous peine de péché mortel
Et d’un repentir éternel.

31- Dieu donne à tous, même aux pécheurs,
Sa douce pluie et sa lumière :
Aimons donc nos persécuteurs
Afin d’imiter ce bon Père,
Qui, par son immense bonté,
Surmonte toute iniquité.

32- Sans cet amour, sans ce pardon,
Dieu n’accepte aucun sacrifice !
On serait martyr du démon
Au milieu du plus grand supplice ;
Ni l’aumône de tout son bien,
Sans ce pardon, ne sert de rien.

33- Un homme dans l’inimitié
Demande à Dieu dans sa prière
Qu’il le regarde sans pitié
Et qu’il rallume sa colère :
Il ne dit jamais son Pater
Qu’il ne se condamne à l’enfer.

34- L’inimitié tourne en poison
Toutes les sources de la vie,
Les sacrements et l’oraison.
Tout est un sacrilège impie !
Et le vindicatif de cœur 
Se perd malgré tout confesseur.

35- La plus merveilleuse action,
Si la charité ne s’y trouve,
Est une pure illusion,
Et Dieu la rejette et réprouve :
Elle a les dehors de bonté
Et n’est au fond qu’iniquité !

36- Il n’appartient qu’à des héros
De ne tirer jamais vengeance,
De souffrir pour Dieu tous les maux
Dans la paix et dans le silence.
Quand on se venge et l’on s’aigrit,
On marque son petit esprit.

37- Les saints n’ont-ils pas pardonné,
N’ont-ils pas remis toute injure ?
C’est pourquoi Dieu leur a donné
Ses biens sans nombre et sans mesure.
Dieu n’est que libéralité
Envers un cœur de charité.

38- L’homme qui pardonne le mal
Est plus qu’un homme, il se surpasse.
Cette victoire est sans égal
Dans la nature et dans la grâce,
C’est un vainqueur si glorieux
Qu’il n’est connu que dans les cieux.

39- Pardonnez puisque le Seigneur
Par pure bonté vous pardonne :
Il est pour vous tout de douceur
Et vous n’en auriez pour personne !
Dites-moi : serez-vous sauvé
Si Dieu vous prend au pied levé ?

40- Jésus pardonne à ses bourreaux,
Il prie en leur faveur son Père.
Vous fait-on bien autant de maux,
Autant de sujets de colère ?
Un Dieu mourant pardonne à tous :
Pécheur, calmez votre courroux !

41- Quelle rage de mépriser
Un Dieu qui pardonne et qui prie,
Qui tend les bras pour embrasser
Ceux qui lui font perdre la vie !
Vindicatif, va te venger
Et dans l’enfer va te plonger !

42- Méprise la Croix et Jésus,
Avec les bourreaux frappe et crie
Pour venger tes affronts reçus.
Chicane, mal parle, injurie,
Arrache ici-bas dents pour dents
Pour brûler dans des feux ardents !

43- Bon courage, il faut pardonner
Quoique tout frissonne et murmure.
Il ne faut pas s’en étonner,
L’acte est contraire à la nature,
Mais ce pardon si généreux
Ravira tous les bienheureux.

44- Surmontez le qu’en dira-t-on,
Arrêtez votre chair qui gronde,
Et montez par sur la raison
À la victoire sans seconde :
Pardonnez à vos ennemis,
Aimez-les comme vos amis.

45- Les bons ici-bas vous loueront,
Les anges chanteront victoire,
Les saint avec Dieu s’écrieront :
Cet homme est digne de la gloire
Puisqu’il imite son Sauveur
En pardonnant de tout son cœur.

46- Sans tarder, allez promptement
Voir cette personne contraire
Et lui demander humblement
Pardon, mais pardon sincère,
Et n’en craignez pas un rebut
Puisque Dieu seul est votre but.

47- Dût-on rebuter vos pardons,
Vous ne pouvez vous en défendre,
Car ils deviendront des charbons
Pour le gagner ou mettre en cendre.
On gagne plus par un pardon
Que par la force et la raison.

48-Mais pardonnez sincèrement
Sans garder aucune amertume,
Du fond du cœur entièrement,
Sans froid qui glace et qui consume,
Avec un visage serein,
Ouvrant le cœur avec la main.

49- Pardonnez sans condition,
Parlez-lui, rendez-lui visite,
Servez-le dans l’occasion ;
Ce pardon n’est point hypocrite,
En vous gardant d’un certain « mais »
Qui damne une âme pour jamais.

50- Tâchez donc de trouver moyen
De rendre à cet homme service ;
Pour le mal, faites-lui du bien,
Dieu parle, il faut qu’on obéisse.
Un pardon de pur compliment
Est un mauvais pardon qui ment.

51- Oubliez tout le passé
Aussitôt que la paix est faite.
Souvent un accord est cassé
Par une mémoire indiscrète,
Ne pensant plus à l’avenir
Qu’à s’entr’aimer et soutenir.

52- Demandez pardon le premier,
N’attendez pas qu’on vous devance,
Car qui pardonne le dernier
N’a presque point de récompense,
Et si vous n’avez aucun tort,
C’est le plus héroïque effort.

53- Vous êtes tout de charité
En mon endroit, Seigneur mon Père,
Et je suis tout de dureté
Envers mon prochain et mon frère.
Pardon, je connais mon péché,
Et j’en suis vivement touché.

54- Pour mon prochain je veux garder
Mes biens et mon corps et mon âme :
Mes biens afin de l’en aider,
Mon cœur pour brûler de sa flamme,
Mes yeux pour m’en laisser charmer,
Tout ce que je suis pour l’aimer.

55- Seigneur, n’ayant point de retour
Digne de votre amour extrême,
Faites que j’aille nuit et jour
Crier partout que l’on vous aime,
Et pour sauver par quelque effort
Celui pour qui vous êtes mort.

56- L’âne tombe dans un fossé
On le relève avec adresse.
Mon frère est tombé, fracassé,
Et je le verrais sans tristesse !
Mon Dieu, je veux le relever :
Envoyez-moi pour le sauver !

57- Donnez à mon cœur toute ardeur,
À mon esprit toute lumière,
À mon corps même la vigueur
Pour l’aider en toute manière,
 
Pour l’élever de ces bas lieux
Jusque dans le plus haut des cieux.

 

http://montfortajpm.blogspot.com/2017/07/lamour-du-prochain--cantique-montfortain.html



III- "CANTATE" du SACRÉ-CŒUR


 


VERSION MP3
avec possibilité de TÉLÉCHARGEMENT ici :
https://gloria.tv/album/xHR2w16v4X844HdVEbQ1ZMXnz/record/4h3xrWvQkwdM2puuFMmB8T6zG



PREMIÈRE PARTIE

 sur 30 mélodies


Pour TÉLÉCHARGER, voici l'URL de la vidéo :

https://youtu.be/FzZTM6411zU

 

a) Les TRÉSORS INFINIS du CŒUR de JÉSUS

  

  1- Voici la plus grande merveille
Que j’ai exprimée en mes vers :
Prédestiné, prête l’oreille
Et mêle avec moi tes concerts.

2- Je m’élève par sur moi-même,
Je monte jusqu’aux bienheureux
Et jusqu’au Monarque suprême,
Plus élevé que tous les cieux.

3- Que vois-je ? Tout le ciel admire,
Tout le ciel en est étonné,
Je vois ce que je ne puis dire,
Viens contempler, prédestiné.

4- Anges, dites-moi, je vous prie ;
Quel est ce beau brasier de feu ?
C’est le Cœur du Fils de Marie
Et du Fils unique de Dieu.

5- Mortel, adore avec les anges
Ce Cœur qui doit être adoré,
Publie et chante les louanges
D’un Cœur que l’amour a navré.

6- Ô grand mystère de la gloire
Qu’on ne comprend point ici-bas !
Et qu’il faut de foi pour le croire,
Quand un cœur ne le goûte pas !

7- Ce Cœur, dès que l’homme l’aborde,
Élève Dieu son Créateur,
Exalte sa miséricorde
Et lui rend un parfait honneur.

8- Chose étonnante, il s’humilie
Devant son Père, à tout moment ;
Il loue, il adore, il supplie,
Il parle pour nous puissamment.

9- Ô merveille toute ineffable !
Cœur plein de la divinité !
Cœur infiniment adorable,
Dans la très sainte Trinité !

10- Oh ! que de flammes vers son Père
Ce Cœur jette en haut nuit et jour !
Oh ! qu’il aime l’homme son frère
D’un pur et d’un ardent amour !

11- Ô grand Cœur ! Ô fournaise ardente !
Ô brasier tout miraculeux
Qui jette une flamme abondante
Pour brûler la terre et les cieux !

12- Depuis qu’il est Cœur, il nous aime
Sans cesser d’aimer un moment ;
Il nous aime autant que lui-même,
Avec excès, infiniment.

13- Il est le Cœur des cœurs sublimes,
Le Cœur des vrais prédestinés,
La plus grande de leurs victimes
Dont leurs péchés sont pardonnés.

14- Dans ce Cœur, les plus saintes âmes,
Les plus grands amis du Sauveur
Ont puisé leurs plus pures flammes,
Leur plus ineffable ferveur.

15- Voici le trésor véritable
De la grâce de Jésus-Christ,
Voici la fontaine admirable
De tous les dons du Saint-Esprit.

16- C’est ici la source de vie
En qui tous les saints ont puisé,
C’est ici le bel incendie
Dont leur cœur était embrasé.

17- Oui, on trouve en ce Cœur toute arme,
Il en est le grand arsenal ;
On trouve en lui les plus saints charmes
Pour charmer et vaincre le mal.

18- Voici la plus sainte retraite
Où l’on évite tout péché,
Où l’âme la plus imparfaite
Devient très sainte à bon marché.

19- Voici la ville de refuge
Où l’on n’est jamais outragé,
Et la vraie arche du déluge
Où l’on n’est jamais submergé.

20- C’est ce grand Cœur percé qui touche
Et qui désarme un Dieu vengeur,
Sa plaie est sa divine bouche
Qui plaide et qui le rend vainqueur.

21- Jamais, dans ce Cœur, Dieu le Père
N’a frappé le pauvre pécheur,
Ce Cœur apaise sa colère,
Obtient sa grâce et sa faveur.

22- Voici l’ouverture sacrée
Du saint cabinet de l’Époux,
Où l’âme pure est enivrée
Du vin de l’amour le plus doux.

23- Dans ce Cœur, l’âme est embaumée
De l’odeur des plus doux parfums,
C’est en lui qu’elle est enflammée
Des feux qui ne sont pas communs.

24- Ce Cœur est notre arche vivante
Qui renferme toute la loi,
Les secrets de l’âme innocente
Et les mystères de la foi.

25- C’est en ce Cœur que notre Maître
Forma tous ses secrets d’amour,
Avant de les faire connaître,
Avant de les produire au jour.

26-Son Cœur a formé ses oracles
Avant qu’il les eût proférés,
Son Cœur a formé ses miracles
Avant qu’il les eût opérés.

27- En cette source de lumières,
Les favoris de Jésus-Christ
Ont puisé les plus hauts mystères,
Les plus grands dons du Saint-Esprit.

28- C’est en ce trésor d’innocence
Qu’ont été formés tous les saints,
C’est en lui qu’ils ont pris naissance
Et consommé tous leurs desseins.

29- Ce Cœur est le trou de la pierre
Où l’on trouve une douce paix,
C’est le paradis de la terre
Où logent les hommes parfaits.

30- C’est en ce lit que se reposent
Les plus grands amis de Jésus,
C’est par ce Cœur qu’ils se disposent
À ses plus sublimes vertus.

31- Ô grand Cœur, ô profond abîme
De la profonde humilité !
Ô grand Cœur, ô trône sublime
De la parfaite charité !

32- Ô grand Cœur, miracle du monde
Qui contient tout en vérité,
Avec le ciel, la terre et l’onde,
Toute la sainte Trinité !

33- En louant ce Cœur adorable,
Je loue avec proportion
Le Cœur de sa Mère admirable,
Tant est si grande leur union.

34- Ce n’est que vous seul que j’adore,
Cœur de mon Dieu, Cœur glorieux ;
Mais, en vous adorant, j’honore
Le Cœur de la Reine des Cieux.

35- Chrétien, par le Cœur de Marie
On aime le Cœur de Jésus,
Puisque Jésus a pris la vie
Dans son Cœur et dans ses vertus.

36- Du sang de son Cœur tout de flamme
Le Cœur de Jésus est formé ;
Ils n’ont qu’un Cœur, il n’ont qu’une âme,
L’un et l’autre doit être aimé.

37- Âme, perdez-vous sans partage
Dans ces deux Cœurs miraculeux ;
Et l’un et l’autre vous engage
À n’en voir qu’un seul dans les deux.

38- Chère âme, montez en cachette
Par ce Cœur tendre au Cœur très-haut.
Vous deviendrez bientôt parfaite
En aimant ce Cœur comme il faut.

 

  b) Les EXCÈS AMOUREUX du CŒUR de JÉSUS

 

 

1- Pénétrons jusqu’au fond du temple,
Entrons dans ce Cœur merveilleux :
Afin d’aimer à son exemple,
Voyons ses excès amoureux.

2- Voyons dans le sein de Marie
Ce petit Cœur qui n’est que feu,
Qui, plein du Saint-Esprit, s’écrie :
« Amour, amour, amour de Dieu ! »

3- « Mon Cœur est prêt, mon Dieu, mon Père,
À faire votre volonté :
Ici dans le sein de ma Mère
Je m’y soumets en vérité.

4- « Je vous adore et je vous aime,
Me voilà, disposez de moi :
Je place au milieu de moi-même
Et votre Croix et votre loi.

5- « Vous me faites voir à cette heure
Qu’il faut que j’embrasse la Croix,
Et qu’il faut même que j’y meure :
Je le veux, mon Dieu, c’est mon choix.

6- « Quoi, les hommes perdraient la vie ?
Mon amour ne peut le souffrir :
Je veux mourir, je meurs d’envie
Pour les empêcher de périr.

7- « Ma Mère, vous m’êtes très chère :
Je vous comble de mes faveurs,
Afin que vous soyez la Mère
Et le refuge des pécheurs. »

8- Ce Cœur dans l’amour qui le presse
Va trouver Jean son Précurseur :
Il remplit son cœur d’allégresse,
De sa grâce et de sa douceur.

9- Il nous fait voir dès son enfance
Les excès de sa charité
Par les excès de sa souffrance
Et de sa grande pauvreté.

10- Dans son étable tout nous prêche
Que son Cœur est très amoureux,
Qu’il est si pauvre en cette crèche,
Qu’il semble en être malheureux.

11- L’amour fait que ce Cœur soupire,
Car il lui tarde de mourir :
Il court se faire circoncire
Pour donner son Sang et souffrir.

12- Au temple, le voilà victime :
Il calme Dieu dans son courroux,
Il lui rend un honneur sublime,
Il s’offre tout entier pour nous.

13- S’il fuit, la charité le presse,
Il nous cherche, il veut nous trouver :
Il cache sous cette faiblesse
L’ardeur qu’il a pour nous sauver.

14- Que ce Cœur est doux et traitable !
Il converse avec les enfants ;
Qu’il est affable et charitable,
Que ses attraits sont triomphants !

15- Pour nous obtenir la victoire,
Il se soumet à ses parents ;
Pour nous faire éclater en gloire,
Il se cache pendant trente ans.

16- Ce Cœur court où l’amour l’entraîne,
Il veut nous trouver à la fin ;
Il est faible, il est hors d’haleine,
Il est fatigué du chemin.

17- Il s’assit près d’une fontaine,
Non pas afin de s’épargner,
Mais c’est pour la Samaritaine
Qu’il veut sauver, qu’il veut gagner.

18- Avec quelle adresse et sagesse
Ce Cœur plein de bénignité
Gagne-t-il cette pécheresse !
C’est un miracle en charité.

19- C’est par la douceur souveraine
De son Cœur si tendre et si doux
Qu’il convertit la Madeleine
Et qu’il la défend contre tous.

20- Admirons la douce manière
Avec laquelle sans rigueurs
Il sauve la femme adultère
Des mains de ses accusateurs.

21- Le voyez-vous qui s’humilie
Aux pieds du malheureux Judas,
Son Cœur lui dit, son Cœur lui crie :
« Mon ami, ne te damne pas. »

22- Il soupire, il verse des larmes,
Et Judas n’en est pas ému :
Ô Cœur tendre, ô Cœur plein de charmes,
Vraiment vous n’êtes point connu !

23- L’amour qui lui ravit la vie
Le fait survivre après sa mort :
Il se met dans l’Eucharistie.
Ô Cœur, que votre amour est fort !

24- Dans un jardin, il pleure, il crie,
Il combat contre lui pour nous,
Il est réduit à l’agonie,
Il est accablé sous nos coups.

25- Il ne pleure pas sur lui-même
Quoique son Sang coule à ruisseaux :
Comme ce Sacré-Cœur nous aime,
Il ne peut supporter nos maux.

26- Son Cœur dans ce combat terrible
Surmonte tout par un effort,
C’est pour nous seuls qu’il est sensible,
Il se lève, il court à la mort.

27- On le traîne à la boucherie,
Mais comme un agneau sans bêler ;
On le traite avec barbarie,
Mais sans se plaindre et sans parler.

28- Hélas ! on le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie :
Son Cœur est toujours aussi doux.

29- Il compte pour rien sa souffrance
Ni tous les maux qu’il a reçus,
Son Cœur plein d’un amour immense
Dit : « Frappez, frappez encor plus.

30- « Je suis content que l’on m’assomme,
Que tout mon Sang soit répandu,
Pourvu que l’on pardonne à l’homme,
Pourvu qu’il ne soit pas perdu. »

31- Voyez comme ce Cœur ramasse
Son peu de force et de vigueur :
Ce n’est que pour obtenir grâce
Pour ses bourreaux et le pécheur.

32- Ce Cœur dit plus haut que sa bouche :
« Ô mon Père, pardonnez-leur,
Par là, comme leur mal me touche,
Vous diminuerez ma douleur. »

33- À la fin, ce Cœur perd la vie,
Ou plutôt il ne la perd pas,
Puisqu’encore il est plein d’envie
De souffrir après le trépas.

34- Son Père exauce sa prière :
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de Sang et de charité.

35- Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert :
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.

36- En le perçant on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.

37- C’est par cette bouche sanglante
Qu’il dit, depuis plusieurs cent ans,
D’une voix mourante et vivante,
Des mots qu’à peine je comprends.

  

 

  c) PAROLES de JÉSUS-CHRIST 

qui DÉCOUVRENT les GRANDS BIENS 
de la DÉVOTION à son SACRÉ-CŒUR

 


1- Allons pécheurs, allons nous rendre
Auprès du Cœur de Jésus-Christ,
C’est par lui qu’il se fait entendre
Pour nous donner un cœur contrit.

2- « Mon Cœur sent une soif ardente,
Il dit : « J’ai soif » incessamment ;
Chez toi, chère âme pénitente,
Il cherche du soulagement.

3- « Mêle mon Sang avec tes larmes
Puisque tu pleures ton péché ;
Ne crains point, j’ai mis bas les armes
Puisque ton cœur est si touché.

4- « Pour redoubler ta pénitence
Entre en mon Cœur si pénitent,
Pour m’aimer d’un amour immense
Entre en mon Cœur qui t’aime tant.

5- « Tu fais ma plus douce conquête
En t’affligeant comme tu fais,
Le ciel et mon Cœur en font fête,
C’est en tes pleurs que je me plais.

6- « Quoique je t’aime et te pardonne,
Gémis pourtant incessamment,
Car c’est la fin que je couronne
Et non pas le commencement.

7- « Mon Sacré-Cœur est ma mamelle,
Je te la donne pour sucer,
Pour te rendre fort et fidèle
À t’affliger sans te lasser.

8- « Où fuis-tu, pécheur plein de crimes ?
Pourquoi t’éloignes-tu de moi ?
Tu vas tomber dans les abîmes,
Mon Cœur t’appelle ; approche-toi.

9- « Eh quoi ! faut-il que tu m’offenses
Parce que je suis aussi bon ?
Si mon Cœur diffère vengeance,
C’est pour t’accorder le pardon.

10- « Crie à ton Dieu : « Miséricorde ! »,
M’entends-tu ? Je suis ton Sauveur,
C’est par moi seul que Dieu l’accorde
Et qu’un pécheur trouve faveur.

11- « C’est en mon Cœur qu’est l’indulgence,
Hors de lui rien n’est pardonné ;
C’est dans mon Cœur qu’est l’espérance,
Sans lui le pécheur est damné.

12- « Si mon Cœur par sa douce flamme
Ne peut enfin gagner le tien,
Ô cruel, tu m’arraches l’âme,
Et ton cœur transperce le mien.

13- « Mais mon Cœur contre sa nature
Criera la vengeance à jamais
Contre toi, vile créature,
Qui n’a pas voulu de ma paix.

14- « Pour ton excès d’impénitence
Et mon excès de charité
J’aurai des excès de vengeance
Pendant toute l’éternité.

15- « J’ouvre ainsi sur la fin du monde
Aux pécheurs mon Cœur plein d’ardeur ;
Mais tant s’en faut qu’on y réponde,
On n’a pour lui que des froideurs.

16- « On foule aux pieds toutes mes peines,
Mon Sang, mon Cœur, ma charité,
Et, malgré le Sang de mes veines,
On m’accable d’iniquité.

17- « Viens à mon Cœur, âme fidèle,
Veux-tu m’abandonner aussi ?
Viens boire à la source éternelle
Que rejette un cœur endurci.

18- « Âme, as-tu besoin de lumière ?
Mon Cœur est un soleil divin
Où toute âme la plus grossière
Verra clair comme un chérubin.

19- « C’est mon Cœur seul qui fortifie,
Il est puissant en ses attraits ;
C’est mon Cœur seul qui pacifie,
Il est le centre de la paix.

20- « Vite à mon Cœur, loin des tumultes,
Il est la maison des parfaits ;
Là, point de péchés, point d’insultes,
Le monde ignore ses secrets.

21- « Repose, chère âme, repose
En mon Cœur, c’est un lit de fleurs,
Puisque mon Cœur est toute chose,
Ne te dissipe point ailleurs.

22- « As-tu l’âme tiède et traînante ?
Ton cœur est-il tout fainéant ?
Mon Cœur fait une âme fervente
Et d’un nain il fait un géant.

23- « Ton cœur est-il dans la tristesse
Par l’effort de l’esprit malin ?
Mon Cœur n’est plein que d’allégresse,
Il bannit des cœurs tout chagrin.

24- « As-tu grand soif ? Viens-t’en donc boire
Dans la fontaine du Sauveur
Une liqueur toute de gloire,
Toute de flamme et de ferveur.

25- « Veux-tu la divine sagesse
Qui fait un sage selon Dieu ?
Veux-tu cette divine ivresse ?
Mon Cœur est son trône de feu.

26- « Veux-tu brûler bien à ton aise ?
Jette-toi vite dans mon Cœur,
C’est un feu, c’est une fournaise,
Ou plutôt c’est l’amour vainqueur.

27- « Si tu désire[s] aimer Marie
Et d’un amour comme infini,
Aime par mon Cœur, je te prie,
Car mon Cœur au sien est uni.

28- « Nos Cœurs n’étaient qu’une victime
Lorsqu’ils vivaient en ces bas lieux,
Tous deux, par un lien très intime,
Ne font qu’un même amour aux cieux.

29- « Que tout aime et que tout adore
Mon Cœur par de divins transports,
J’ai promis, je promets encore
À ces dévots tous mes trésors.

30- « Si vous vouliez, Princes de France,
Aimer mon Cœur victorieux,
Et la victoire et l’abondance
Suivraient vos armes en tous lieux.

31- « En mon Cœur est toute victoire
Sur vos ennemis et les miens,
En mon Cœur est toute ma gloire,
Tous mes trésors et tous mes biens.

32- « Ouvre ton cœur, âme très pure,
Ou plutôt entre dans le mien,
Abandonne la créature
Et possède en mon Cœur tout bien.

33- « J’ai souffert mille et mille outrages
Pour être à toi présentement,
Répare-les par tes hommages,
Mon Cœur t’en supplie ardemment. »

 


d) Les PRATIQUES de la DÉVOTION au CŒUR de JÉSUS


1- À ce Cœur, pécheurs de la terre,
Pour éviter de grands malheurs !
Je vois la verge et le tonnerre
Qui va tomber sur les pécheurs.

2- Aimons ce Cœur, puisqu’il nous aime :
L’amour se paie par l’amour !
Mais aimons d’un amour extrême
Et purement et nuit et jour !

3- Le ciel l’adore et nous invite
À l’adorer en ce bas-lieu :
Adorons donc, il le mérite,
Puisqu’il est le grand Cœur de Dieu.

4- Et par amour, et par justice,
Il faut nous consacrer à lui :
Faisons, faisons ce sacrifice
Sans partage et dès aujourd’hui.

5- Chantons avec les chœurs des anges
Ce divin Cœur dans ses grandeurs,
Et prenons part à leurs louanges
Pour prendre part à leurs ardeurs.

6- Parlons de lui, prêchons sans crainte
Et ses grandeurs et ses appas,
Soupirons sans cesse avec plainte
De ce qu’on ne le connaît pas.

7- Rendons-lui très souvent visite
Pour tant de malheureux chrétiens :
Ce bon Cœur nous en sollicite,
Il veut nous combler de ses biens.

8- Avec un cœur pur et fidèle,
Un cœur plein de dévotion,
Goûtons sa douceur éternelle
Dans la très sainte Communion.

9- Allons faire fondre nos glaces
Dans ce Cœur du buisson ardent ;
Allons puiser toutes les grâces
Dans ce magasin abondant.

10- Soyons pleins de reconnaissance
Pour ces innombrables bienfaits :
Ayons-en toujours la présence
Dans nos cœurs et nos cabinets.

11- Unissons-nous, je vous en prie,
Pour vaincre ensemble le démon,
En entrant dans la confrérie
Que l’Église érige en son nom.

12- Dans nos troubles, dans nos souffrances
Et dans nos plus sensibles coups,
Mettons en lui nos espérances :
C’est notre Cœur, il est à nous !

13- Pour que l’espérance soit vraie,
Il faut éviter le péché,
Et se tenir en cette plaie
Malgré tout saintement caché.

14- C’est notre modèle pour vivre :
Prenons ses mêmes sentiments,
Tâchons cœur à cœur de le suivre
Dans ses pas et ses mouvements.

15- Dans la disette et l’abondance,
Dans l’allégresse et dans l’ennui,
Dans ce qu’on fait et ce qu’on pense,
Unissons-nous sans cesse à lui !

16- Afin d’avoir un cœur qu’on nomme
Un cœur selon le Cœur de Dieu,
Afin de devenir un homme
Rempli de grâce et de tout feu.

17- La pratique la plus utile,
La plus glorieuse au Seigneur,
La plus conforme à l’Évangile,
Est de réparer son honneur.

18- Tâchez de réparer l’injure
Qu’on a faite à ce Cœur divin,
Malgré la chair et la nature,
Malgré le monde et le malin.

19- Tandis que mille âmes charnelles
Ne cherchent que leur propre bien,
Cherchons Jésus, âme fidèle :
Pour son honneur n’épargnons rien !




SECONDE PARTIE

sur 21 mélodies


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https://youtu.be/cHAj_vOhrBk

 

a) Les OUTRAGES FAITS au CŒUR de JÉSUS

 


1- Écoutez ma plainte divine,
Amis du Cœur de mon Sauveur,
Si je vous ouvre ma poitrine,
C’est pour en soulager mon cœur.

2- Parlez, mon cœur, parlez, mes larmes,
Soupirez, pleurez mille fois.
Que je sens de vives alarmes !
Je n’ai ni parole, ni voix.

3- Vous me demandez à cette heure
Pourquoi mon cœur est affligé,
Pourquoi je soupire et je pleure.
Ah ! c’est mon Jésus outragé !

4- Tous les idolâtres l’oublient,
Ils ignorent ce Roi des Cieux,
Et les Turcs et les Juifs le nient,
Jésus est blasphémé chez eux !

5- Combien d’infâmes hérétiques
Ont profané son Sacrement !
Oh ! que leur rage diabolique
Doit nous causer d’étonnement !

6- Tout le ciel et la terre ensemble
Ont pleuré ces indignités ;
Que mon cœur pleure et ma main tremble
En écrivant ces cruautés !

7- Qu’ils font une cruelle injure
À son testament paternel,
En ne le mettant qu’en figure
Au Saint-Sacrement de l’autel !

8- Oh ! quelle injure à ses paroles
En niant la réalité !
Ils font passer pour très frivoles
Ses oracles de vérité.

9- N’ayant plus la foi pour barrière,
Ils l’ont outragé mille fois !
Ils l’ont de rage et de colère
Tout de nouveau mis sur la Croix !

10- Les uns vont jeter les hosties
À des animaux furieux !
D’autres les jettent par parties
Et dans la boue et dans les lieux !

11- L’un, d’un canif, chose étonnante,
Perce ce Cœur tout amoureux !
L’autre le jette en l’eau bouillante !
L’autre le jette dans les feux !

12- Hélas ! combien par art magique
Ont livré l’Hostie au démon,
Ou bien par cet art diabolique
En ont fait un cruel poison !

13- Venons aux mauvais catholiques
Qui devraient par leur pitié
Le défendre des hérétiques :
Ils surpassent leur cruauté !

14- Nos églises abandonnées !
Notre Dieu sans adorateurs !
Des jours, que dis-je ? des années,
Sans qu’on adore ses grandeurs !

15- Si plusieurs viennent dans nos temples,
Ce n’est pas tant pour Jésus-Christ
Que par coutume ou par exemples :
Ils n’ont point Jésus dans l’esprit !

16- Souvent ce Maître et Roi de gloire
Est délaissé sur nos autels,
Sans que personne en ait mémoire,
Délaissé de tous les mortels !

17- Tandis que ce Sacré-Cœur pense
À nous combler de ses faveurs,
On n’a pour lui qu’indifférence !
On n’a pour lui que des rigueurs !

18- Contre ce Cœur, combien d’impies !
Combien d’infâmes actions !
Combien partout d’immodesties !
Combien de profanations !

19- Voyez ce malheureux qui jure
Et qui blasphème son saint nom !
Personne ne sent cette injure,
On en rit avec le démon.

20- Jamais on n’avait vu la terre
Si pleine d’ennemis de Dieu :
Partout le crime avec la guerre,
Jésus s’en est plaint depuis peu.

21- Mais personne ne s’en étonne,
Les plus grands crimes ne sont rien.
Plait-on Jésus ? Hélas ! personne !
Un chacun ne pense qu’au sien.

22- Si l’on l’épargnait dans l’église !...
Hélas ! non, c’est en son palais !
Sans qu’aucun soit dans la surprise,
Qu’on le perce de mille traits !

23- Regardez-y cette mondaine,
Cette idole de vanité,
Qui, par sa manière hautaine,
Dispute la Divinité !

24- Voyez-vous comme elle est parée,
Auprès d’un autel dédoré ?
Voyez comme elle est adorée !
Jésus n’est pas considéré !

25- Combien de rendez-vous infâmes
Dans l’église de notre Dieu !
Combien d’hommes, combien de femmes
Viennent se perdre en ce saint lieu !

26- Que de ris, que de causeries !
On y parle comme aux marchés.
Que de sortes d’effronteries !
Et Dieu souffre tous ces péchés.

27- La modestie est pratiquée,
Le respect et l’attention,
Par les Turcs même en leur mosquée :
Pour nous, quelle confusion !

28- Voyez l’église, pauvre, infâme,
Auprès de ce château pompeux ;
Tandis que Monsieur et Madame
Ont abondamment tout chez eux.

29- Hélas ! que de malheureux prêtres !
De loups sous la peau des agneaux !
De Judas ! de malheureux traîtres !
Plus cruels que tous les bourreaux !

30- Est-ce ainsi donc que l’homme offense
Le Cœur amoureux du Sauveur ?
Est-ce là sa reconnaissance ?
Quel outrage ! Quel crève-cœur !

31- Quelle cruauté ! cet impie
Exerce toutes ses fureurs
Dans l’église, où se réfugie
Jésus chassé de plusieurs cœurs !

32- Aurons-nous donc des cœurs de pierre
Sans prendre part à ses douleurs ?
Ah ! souffrons avec lui sur terre :
Avec son Sang mêlons nos pleurs.

33- Il nous dit comme à ses apôtres :
« On m’abandonne, mes amis !
Voulez-vous me quitter vous autres,
Et vous joindre à mes ennemis ?

34- « Ah ! je souffrirais ces injures
De mes ennemis déclarés ;
Mais ceux que j’aime sans mesures
M’outrageraient ! amis, pleurez...

35- « Ah ! mon Cœur est à l’agonie,
On m’attaque dans ma maison !
On m’y trahit ! on m’y renie !
On change mon Sang en poison !

36- « Mon Cœur crie en son amertume,
Il est accablé du péché !
Aurez-vous tous des cœurs d’enclume ?
Aucun n’en sera-t-il touché ?

37- « Si vous m’abandonnez, fidèles,
Je suis abandonné de tous !
Irai-je chez les infidèles ?
Ils me connaissent moins que vous !

38- « Mon Cœur vous aime et vous désire,
C’est pour vous qu’il est transpercé !
Après votre cœur il soupire,
Eh quoi ! serai-je délaissé ? »



b) AMENDE HONORABLE au CŒUR de JÉSUS

 



1- Ô Cœur de Dieu, Cœur adorable,
Cœur, objet de tous mes amours !
Ô Cœur infiniment aimable,
Qui m’aimez et m’aimez toujours !

2- Quoique très pauvre et misérable,
Quoique le plus grand des pécheurs,
Je fais une amende honorable
À votre Cœur, à vos grandeurs.

3- Pardon pour tous les infidèles,
Qui, quoiqu’ils soient tous faits pour vous,
Malgré vos bontés paternelles,
Vous attaquent, se damnent tous.

4- Pardon pour tous les schismatiques
Séparés de votre unité ;
Pardon pour tous les hérétiques,
Eux qui nient votre vérité.

5- Ah ! pardon de leurs barbaries,
Pardon de leurs indignités,
Pardon de toutes leurs furies
Et de toutes leurs cruautés.

6- Pardon, divin Cœur, on oublie
Votre Cœur au Saint-Sacrement ;
Pardon pour ce chrétien impie
Qui le profane incessamment.

7- Ah ! pardon de ces insolences,
De ces rendez-vous criminels ;
Pardon de tant d’irrévérences
Dont on souille vos saints autels.

8- On va percer votre Cœur même !
Ce que ne fait pas le démon ;
Pour ce parjure et ce blasphème,
Je vous en demande pardon.

9- Pardon pour tous les mauvais prêtres
Et tous vos ennemis cachés ;
Pardon pour mille et mille traîtres
Qui vous reçoivent en péchés.

10- Hélas ! on vous ôte la vie !
Malgré vous-même en plusieurs cœurs ;
Hélas ! l’on vous y crucifie !
Pleurez, mes yeux ; coulez, mes pleurs.

11- Pardon pour tant d’âmes si lâches,
Qui près des autels vont dormir ;
Qui par leur cœur souillé de taches,
Excitent le vôtre à vomir.

12- Miséricorde pour moi-même
De vous avoir tant approché
Avec une tiédeur extrême,
Avec un cœur plein de péché.

13- Pardonnez-moi ma négligence,
Et mon peu de préparation,
Et ma cruelle indifférence
Pour la très sainte Communion.

14- Pardon de mon ingratitude
Après tant de bienfaits reçus,
De mon peu de sollicitude
À vous suivre dans vos vertus.

15- Ô mon Jésus, miséricorde !
Pour tous les péchés que j’ai faits ;
Si votre Cœur ne me l’accorde,
Je suis perdu pour un jamais.

16- Peux-tu, mon cœur, être insensible
Au Cœur de Jésus méprisé ?
Non, non, il ne t’est pas possible,
C’est pour toi qu’il s’est épuisé !

17- Si le Cœur d’un Turc infidèle
T’avait aimé jusqu’à ce point,
Tu l’aimerais, ô cœur rebelle !
Pour ce Cœur, tu ne l’aimes point !

18- Cœur amoureux, je vous embrasse,
Je me donne à vous tout entier.
Il est juste que je le fasse,
Vous m’avez aimé le premier.

19- Hélas ! que n’ai-je autant de larmes
Que de gouttes d’eau dans la mer !
J’en vois tant qui portent les armes
Contre un Cœur qu’il faudrait aimer !

20- Que ne puis-je courir la terre
Pour m’écrier en tous les lieux :
Pécheurs, ne faites plus la guerre
Au Cœur de Jésus amoureux !

21- Que ne puis-je par mille hommages,
En me traînant la corde au cou,
Réparer ces sanglants outrages,
Quand j’en devrais passer pour fou !

22- Ô Cœur, que ne puis-je vous mettre
Dans tous les esprits et les cœurs,
Et que ne puis-je vous soumettre
Ceux des rois et des empereurs !

23- Qu’au moins, tous les vers de ces pages
Soient autant de prédicateurs,
Pour réparer tous vos outrages
Et donner grâce à leurs lecteurs !

24- Allez partout fondre les glaces !
Allez détruire les péchés !
Allez par toutes les grand-places !
Allez, sans demeurer cachés.

25- Faut-il que je ne puisse dire
Ce que je goûte et je ressens ?
Parlez, soulagez mon martyre,
Parlez, vous êtes tout-puissant.

26- Formez-vous par votre puissance
Quelques nouveaux prédicateurs,
Pour prêcher votre amour immense
Et pour publier vos grandeurs.

27- Par le Sacré-Cœur de Marie,
Honneur au vôtre, mon Jésus,
Écoutez ce Cœur qui vous prie
Et qui vous honore le plus.

28- Ô Sacré-Cœur, par ses mamelles,
Par son sein qui vous a porté,
Pardonnez à des infidèles
Les excès de leur cruauté.

29- Charmé de la flamme divine
Dont je vois votre Cœur si plein ;
C’en est fait, j’ouvre ma poitrine :
Divin Cœur, entrez dans mon sein.

30- Enfin, ma demande est hardie :
Chassez de moi mon cœur pécheur,
Et que je n’aie en cette vie
Point d’autre cœur que votre Cœur !

 

 

 c) Aux RELIGIEUSES de la VISITATION

 
St François de Sales donnant les règles de l'Ordre de la Visitation à Ste Jeanne de Chantal


1- Ô très saintes Religieuses,
Mes vers ne peuvent vous nommer
Tant je vous trouve bienheureuses
D’avoir ce grand Cœur pour l’aimer.

2- Il vous a prises pour partage,
Il a pris son palais chez vous,
Il est aussi votre héritage,
Ce qui n’est pas commun à tous.

3- Du haut de la Croix du Calvaire,
Par Marie, il est descendu
Jusqu’au cœur de votre saint Père,
C’est en lui qu’il s’est tout perdu.

4- Ce Père saint et charitable,
Après un docteur amoureux,
Vous a donné ce Cœur aimable
Afin de brûler de ses feux.

5- Si votre règle est si charmante,
François n’en est pas tant l’auteur,
Que la douceur humble, innocente,
Et sans orgueil et sans rigueur.

6- C’est pour vous une gloire immense
De ce que ce Cœur de l’Agneau
À chez vous comme pris naissance :
Votre maison est son berceau.

7- Si, chez vous, il a voulu naître,
C’est pour s’accroître et s’augmenter :
Vous devez le faire connaître,
Vous devez le faire éclater.

8- Il a chez vous pris son asile,
Chassé qu’il est de tant de cœurs ;
Il a chez vous son domicile :
Brûlez, brûlez de ses ardeurs.

9- Dieu vous a fait dépositaires
De ce trésor très excellent ;
C’est à vous, Révérendes Mères,
De faire croître ce talent.

10- Comme, Dieu merci, vous le faites,
Je ne vous menacerai point ;
Tâchez d’être encor plus parfaites
Et plus fidèles en ce point.

11- Entre trois cœurs, prenez vos places :
Jésus, Augustin et François ;
Mais que le premier, plein de grâces
Vous mette en un et non en trois.

12- Voici mes vers, que je présente
À vos cœurs tous réduits en un ;
Si cette offrande est excellente,
C’est parce qu’elle est en commun.

13- Si quelque cœur par sa malice
N’est pas dans la communauté,
Je n’offre point mon sacrifice
Pour ce monstre d’iniquité.

14- Que, s’il est sorti de son centre,
De ce Cœur plein de charité,
Que dès aussitôt, il y rentre
Par l’ouverture du côté.

15- Sans trop vous soucier de la rime,
Méditez bien mes petits vers ;
Comprenez-en le sens sublime
Et faites-en vos doux concerts.

16- Si ces vers sont très peu de chose,
Jetez-en la faute sur moi,
Mais que je ne sois pas la cause
Que vous y refusiez la foi.

17- Mais, si mes vers vous édifient,
Rendez-en la gloire au Très-Haut,
Faites partout qu’ils fructifient
Et suppléez à mon défaut.

18- Un prêtre a besoin de sagesse,
Qu’il entre dans vos oraisons :
Le Cœur de Jésus vous y presse,
 

Obtenez-lui ce don des dons.


Qu'il est doux, qu'il est doux :
Dans ce Saint CŒUR cachons-nous !

http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/07/sommaire-des-cantiques-de-sainte-Marguerite-Marie.html

  « C'est par mon Cœur 

qu'il faut aller au Cœur de mon Fils Jésus. »

 

 

Page "Le CHAPELET récité avec vous !"
« Le Rosaire est admirable !
Il donne à tous du secours,
Il guérit l’âme incurable :
Disons-le donc tous les jours ! »
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