dimanche 17 avril 2016

Dernières mises en ligne _ St Anicet, St Robert de la Chaise-Dieu

154

« Marie nous envoie son secours 
avant même que nous l’ayons demandé. »

(Richard de Saint-Victor)


LIENS de TÉLÉCHARGEMENT des PDF de CANTIQUES & PAROLES de SAINTS


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« À Rome,
saint Anicet, pape et martyr,
qui, durant la persécution 
de Marc-Aurèle-Antonin et Lucius-Vérus,
reçut la palme du martyre. »

(Le Martyrologe Romain au 17 avril)







« À la Chaise-Dieu, dans le diocèse de Clermont,
saint Robert, confesseur,
fondateur et premier abbé de ce monastère. »

(Le Martyrologe Romain au 17 avril)




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ANNALES de la PROPAGATION de la FOI
-10-

 1835-1837 : Missions d'Océanie, d'Asie & d'Amérique

Fichier PDF à télécharger ici :

https://gloria.tv/album/3ex8bxKBsmc/text/mLCbbY3LjkD

 

SOMMAIRE de l'Album 

"XXIII- Annales de la Propagation de la Foi" :

https://gloria.tv/album/teRjkDNXaPt/media/UihpFWozUpZ 

 



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Les 5 MYSTÈRES DOULOUREUX

  sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima

(quatrième version)

 


  LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :

http://www.mp3tunes.tk/download?v=QZlee-55J3Y

 

Interprète : Gilbert Chevalier (aveugle) 
Enregistrement : mars 2016

  







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LE LUXE

(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)

2ème version

2/2

du troisième Intégral :

 

LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=-y1r_raQjvQ

 

Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle) 
Enregistrement : 2014



ÉTENDUE DU LUXE :

71- Ce luxe s’est fait passage
Dans les habits de ce temps,
Dans les repas, l’équipage,
Les meubles, les ornements.

72- Les damoiselles vêtues
De leurs habits d’arlequins
Se promènent dans les rues
Sur leurs petits brodequins.

73- Madame paraît enflée
D’un lourd et large manteau ;
Elle en gémit, accablée
Sous la mode du fardeau.

74- Voyez donc leurs queues traînantes,
Leurs beaux linges transparents,
Leurs étoffes différentes
À trois ou bien quatre rangs ;

75- Leurs écharpes composées
De morceaux tout rapportés,
Par artifice plissées
Avec cent diversités ;

76- Leur coiffure à triple étage,
Leurs beaux colliers enrichis,
Leur orgueilleux étalage,
Leurs cheveux noirs tout blanchis :

77- Leurs amadis, leurs guipures,
Leurs franges d’or, leurs galons
Et leurs autres garnitures
Dont on ignore les noms.

78- Oh ! quel tas de niaiseries,
D’affiquets et de bibus !
Tous les jours ces rêveries
S’accroissent de plus en plus.

79- Des filles de Babylone
Les hommes sont amoureux,
Chacun a son amazone
Pour se rendre malheureux.

80- Ils imitent ces sucrées
Dans le luxe des habits,
Dans leurs perruques poudrées,
Dans leurs étoffes de prix.

81- Leur habit change de mode
Plus souvent que tous les mois,
Et, quoiqu’il soit incommode,
Ils doivent subir ses lois.

82- Monsieur l’abbé, je vous laisse
Vous déguiser, vous poudrer,
En voyant votre mollesse
L’Église devrait pleurer.

83- Votre soutane pompeuse,
Votre rabat bien tiré,
Fait de la bonne faiseuse,
Votre chapeau si lustré ;

84- Votre ceinture volante,
Vos beaux souliers si mignons,
Votre manière galante :
Mais en vain nous vous peignons.

85- Le luxe s’est rendu maître
De presque tous les festins,
Et l’on n’y voit plus paraître
Qu’assaisonnements mondains.

86- L’orgueil et l’intempérance,
Le plaisir, la volupté
En ont chassé l’innocence
Avec la frugalité.

87- Ces magnifiques services,
Ces vaisselles de vermeil,
Ces ragoûts, ces artifices
Du plaisir et de l’orgueil ;

88- Cette inutile abondance
De mets et vins délicats,
Cette excessive dépense
Qu’on fait pour un seul repas ;

89- Enfin, mille excès de table
Que le luxe a recherchés,
Rendent l’état misérable
Et causent mille péchés.

90- Oh ! que de vains équipages,
Que de chevaux, que de chiens,
Que de laquais comme pages !
Oh ! que de pertes de biens !

91- Le luxe est sur le pinacle
Chez les gens de qualité,
Ce serait un grand miracle
D’y voir la frugalité.

92- Les maisons des grands sont pleines
D’ameublements précieux,
De jaspes, de porcelaines
Et de meubles curieux ;

93- De rares architectures,
De vastes appartements,
De bijoux, de miniatures,
De mille raffinements ;

94- De nouvelles hautes lices,
De nouveaux lits suspendus,
Mille nouveaux artifices,
Ou plutôt nouveaux abus.

95- Le luxe tout diabolique
S’est introduit en tous lieux,
Et l’on vante sa pratique
Pour n’être pas scrupuleux.

96- Presque aucun ne suit les traces
Que doit suivre un vrai chrétien,
On est chrétien par grimace,
Mais au fond on est païen.

97- Le luxe chante victoire
Sur l’humble simplicité,
Et le monde a mis sa gloire
Dans l’art et la vanité.


CAUSES DU LUXE :

98- D’où vient ce mal ordinaire ?
C’est qu’on veut être estimé,
C’est qu’on désire de plaire,
C’est que l’on veut être aimé.

99- Paraît-on en compagnie,
Les beaux habits, le grand train ;
Est-on seul, la modestie
Succède à cet air mondain.

100- C’est qu’on veut vivre à la mode
Et suivre le train commun,
De peur d’être un incommode
Ou de déplaire à quelqu’un.

101- Souvent l’envie orgueilleuse
D’en voir un autre mieux mis
Est la source malheureuse
Du luxe dans les habits.

102- Le démon fait qu’on s’empresse,
Sans ombre de propreté,
À cette délicatesse,
À cet air trop affecté.

103- Il fait qu’on boit sans scrupule
De ce poison préparé,
Et qu’on mord sans qu’on recule
À cet hameçon doré.

104- Mais si pour plaire à vous-même,
Comme on fait communément,
Pour qu’on vous voie et vous aime,
Vous prenez cet ornement,

105- Dès lors vous êtes coupable,
Indigne des sacrements,
Esclave et suppôt du diable,
Digne de tous ses tourments.

106- Le luxe vous ensorcelle,
Vous n’y voyez point de mal,
Mais à votre mort cruelle
Vous le connaîtrez fatal !

107- Malgré toutes vos folies
Et vos plaisirs du dehors,
Vos âmes ne sont remplies
Que de chagrins et remords.

108- Mettez-vous crêtes sur crêtes
Et ne vous abaissez pas :
Bientôt, orgueilleuses têtes,
Oui vous tomberez là-bas.

109- Là vous serez payées
De vos fards, de vos atours,
Des heures mal employées
Dans vos jeux et vos amours.

110- Femmes braves, filles belles,
Que vos charmes sont cruels !
Que vos beautés infidèles
Font périr de criminels !

111- Oui vous paierez pour ces âmes
Que vous avez fait pécher,
Que vos pratiques infâmes
Ont hélas fait trébucher.

112- Tant que je serai sur terre,
Idoles de vanité,
Je vous déclare la guerre,
Armé de la vérité.

113- Toi qui ne veux pas me croire
En lisant ces petits vers,
J’attends sur toi la victoire
Quand tu seras aux enfers.

114- Retranchez, âme bien née,
Tout ce qui ne sert de rien ;
Efforcez-vous d’être ornée
Du seul et souverain bien.

115- Fuyez le monde en sa gloire
Et rentrez en votre cœur :
Que ce soit votre oratoire,
Votre joie et votre honneur.

116- Fuyez le luxe funeste,
Mais gardez la propreté
Et soyez humble et modeste
Sans avoir rien d’affecté.

117- Faites de votre famille
Votre devoir principal :
Formez-la sur l’Évangile
Et n’y souffrez point le mal.

118- Donnez-lui toujours l’exemple
De toutes sortes de bien,
Afin qu’elle vous contemple
Comme son miroir chrétien.



34- Le luxe avec ses délices
Chasse la sobriété
Et détruit les sacrifices
De la sainte austérité.

35- Dans ces temps pleins de misères,
De luxe et de vanité,
On ne voit plus de nos pères
La sainte frugalité.

36- Ils avaient l’âme remplie
D’honneur, de simplicité,
D’une sainte économie,
D’une humble médiocrité.

37- Par un secret admirable
Ils joignaient l’utile au beau,
Le solide à l’agréable
Et la gloire à leur tombeau.

38- Leur conduite était unie,
Simple sans déguisement,
Charitable, sans envie,
Ferme, sans entêtement.

39- Sous leurs serges et leurs bures,
Ils cachaient plus de grandeur
Que nous tous sous les parures
De tout ce monde trompeur.

40- Mon Dieu, quelle différence
Entre nos anciens et nous !
Ils n’étaient qu’intelligence,
Nous sommes presque tous fous.

41- Leur unique nécessaire
Était d’être vertueux :
Nous ne recherchons qu’à plaire
À ce monde malheureux !

42- Ils traitaient de babioles
Et de vains amusements
Tant d’équipages frivoles,
Tant de sots raffinements.

43- Leurs parures, leurs richesses
Étaient les vertus du cœur,
Leurs plaisirs et leurs tendresses
Étaient l’amour du Seigneur.

44- Ils regardaient en gens sages
Ces ornements recherchés
Comme de purs badinages
Et des sources de péchés.

45- Un chacun vivait tranquille
Et content en son état,
Suivant le saint Évangile
Et sans luxe et sans débat.

46- Avons-nous leurs caractères ?
Ah ! nous les abandonnons :
Nous n’avons plus leurs manières,
Nous n’avons d’eux que les noms !

47- Maintenant mille chimères,
Mille petits biens trompeurs,
Mille soins non nécessaires,
Font les objets de nos cœurs.

48- Le luxe s’est rendu maître
D’un nombre infini de fous :
Un vain désir de paraître
Les anime et conduit tous.

49- Le luxe a confondu l’homme :
L’artisan fait le marchand,
Le bourgeois, le gentilhomme,
Et le marquis, l’intendant.

50- Un autre en magnificence
Égale un prince du sang :
Peu par une humble prudence
Sont maintenant dans leur rang.

51- On doit donner à la femme
D’un partisan, d’un commis,
Le beau titre de "madame"
Pour être de ses amis.

52- Les moindres femmes se donnent
Des airs de distinction,
Se parent et se couronnent
Avec toute ambition.

53- Elles entassent sur elles
L’or, l’argent et les draps fins,
La soie et riches dentelles,
Les velours et les satins.

54- Selon leur mode bizarre
Et leur cortège orgueilleux,
Rien ne leur semble assez rare,
Assez riche et précieux.

55- Ces mondaines malheureuses
Avec leur soie et fin lin
Sont presque toutes voleuses,
Mais leur larcin est bien fin.

56- Elles feront cent emplettes
Pour se parer à l’envi(e),
Au lieu de payer leurs dettes
Et rendre le bien d’autrui.

57- Pour leurs habits ridicules,
À la mode et d’un haut prix,
Elles volent sans scrupule
Leurs enfants et leurs maris.

58- Leurs désirs, leur soif ardente
D’avoir de nouveaux atours,
A mis leur pudeur en vente
Avec leurs folles amours.

59- Leur luxe et leur arrogance
Ne dit jamais : « C’est assez »,
Mais Dieu tirera vengeance
De ces biens mal dépensés.

60- Quelle injure et quel outrage
Font-elles au Créateur,
En réformant son ouvrage
Par leur appareil trompeur !

61- Elle gâtent la nature
En la voulant déguiser :
Ce n’est plus qu’une imposture,
Qu’un piège à scandaliser !

62- Ô luxe toujours infâme,
Tu souilles la pureté,
Tu brûles le corps et l’âme
Du feu de l’impureté !

63- Ô marque très évidente
D’une femme sans pudeur !
Ô la livrée éclatante
D’une orgueilleuse laideur !

64- Ô le grand piège des diables
Et leur poison amoureux,
Pour faire des cœurs coupables
En les prenant par les yeux !

65- Voilà leur secrète mine
Pour renverser le plus fort,
Voilà leur grande machine
Pour donner à tous la mort !

66- Ils dressent leur batterie
Sur ce visage fardé,
Pour en donner de l’envie
Lorsqu’il sera regardé.

67- Ils ont mis avec finesse
Leur trône en leurs vanités,
Ils ont leur bureau d’adresse
En toutes leurs nudités.

68- De cette gorge trop nue
Ils lancent des traits brûlants
Qui vont au cœur par la vue,
Et font périr mille gens !

69- Pour inspirer davantage
Le poison de leurs amours,
Ils font briller le visage,
Ils donnent l’astre aux atours.

70- Ils parleront par leur bouche,
Ils brilleront dans leurs yeux,
Afin que leur éclat touche
Et fasse des amoureux.
115- Fuyez le monde en sa gloire
Et rentrez en votre cœur :
Que ce soit votre oratoire,
Votre joie et votre honneur.

116- Fuyez le luxe funeste,
Mais gardez la propreté
Et soyez humble et modeste
Sans avoir rien d’affecté.

117- Faites de votre famille
Votre devoir principal :
Formez-la sur l’Évangile
Et n’y souffrez point le mal.

118- Donnez-lui toujours l’exemple
De toutes sortes de bien,
Afin qu’elle vous contemple
Comme son miroir chrétien.







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Il guérit l’âme incurable :
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