vendredi 25 mars 2016

VENDREDI SAINT




« Notre-Seigneur étant mort, 
mais d’une mort d’amour, 
sur l’arbre de la Croix, 
il voulut que son Côté fut ouvert 
pour nous faire voir que sa mort 
ne provenait point d’autre maladie 
que du grand amour qu’il avait pour nous, 
afin que, par cette connaissance, 
nous fussions excités à l’aimer. 
Ainsi, son Côté étant ouvert, 
on vit qu’il était vraiment mort, 
mais de la maladie de son Cœur, 
c’est-à-dire de l’amour de son Cœur. »


 
(Saint François de Sales)





« Ô MON JÉSUS, PARDON ET MISÉRICORDE ! »



* * *


  "Au SANG qu'un DIEU va RÉPANDRE"

 


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1- Au Sang qu’un Dieu va répandre,
Ah ! mêlez du moins vos pleurs,
Chrétiens, qui venez entendre
Le récit de ses douleurs.
Puisque c’est pour vos offenses
Que ce Dieu souffre aujourd’hui,
Animés par ses souffrances,
Vivez et mourez pour lui !

2- Une croix pour lui cruelle,
C’est l’âme dans le péché :
Par notre chair criminelle,
Qu’il est souvent outragé !
Tout est souillé par nos vices ;
Oh ! que je vois, en tous lieux,
Pour mon Jésus de supplices !
Ah ! pleurez, pleurez mes yeux.

3- Dans un jardin solitaire
Il sent de rudes combats ;
Il prie, il craint, il espère,
Son Cœur veut et ne veut pas :
Tantôt la crainte est plus forte,
Tantôt l’amour est plus fort ;
Mais enfin l’amour l’emporte,
Et lui fait choisir la mort.

4- Judas, que la fureur guide,
L’aborde d’un air soumis ;
Il l’embrasse, et ce perfide
Le livre à ses ennemis.
Judas, un pécheur t’imite
Quand il feint de l’apaiser :
Souvent sa bouche hypocrite
Le trahit par un baiser.

5- On l’abandonne à la rage
De cent tigres inhumains :
Sur son aimable Visage,
Les soldats portent leurs mains.
Vous deviez, Anges fidèles,
Témoins de ces attentats,
Ou le mettre sous vos ailes,
Ou frapper tous ces ingrats.

6- Ils le traînent au grand-prêtre
Qui seconde leur fureur,
Et ne veut le reconnaître
Que pour un blasphémateur.
Quand il jugera la terre,
Ce Sauveur aura son tour :
Aux éclats de son tonnerre,
Tu le connaîtras un jour.

7- Tandis qu’il se sacrifie,
Tout conspire à l’outrager :
Pierre lui-même l’oublie,
Et le traite d’étranger ;
Mais Jésus perce son âme
D’un regard tendre et vainqueur,
Et met, d’un seul trait de flamme,
Le repentir dans son cœur.

8- Chez Pilate on le compare
Au dernier des scélérats :
Qu’entends-je ? ô peuple barbare,
Tes cris sont pour Barabbas !
Quelle indigne préférence !
Le Juste est abandonné,
On condamne l’innocence
Et le crime est pardonné.

9- On le dépouille, on l’attache,
Chacun arme son courroux ;
Je vois cet Agneau sans tache
Tombant presque sous les coups.
C’est à nous d’être victimes :
Arrêtez, cruels bourreaux !
C’est pour effacer vos crimes
Que son Sang coule à grands flots.

10- Une couronne cruelle
Perce son auguste front ;
À ce chef, à ce modèle,
Mondains, vous faites affront.
Il languit dans les supplices,
C’est un homme de douleurs :
Vous vivez dans les délices,
Vous vous couronnez de fleurs !

11- De la divine justice
Jésus porte tout le poids,
Il nous sauve du supplice
En mourant sur une Croix.
Et pour tant de bienveillance
Avons-nous, ô malheureux !
La moindre reconnaissance ?
Ah ! pleurez, pleurez mes yeux.

12- Jésus est la bonté même,
Il a mille doux appas ;
Cependant aucun ne l’aime,
On n’y songe presque pas !
Pendant que la créature
Nous embrase de ses feux,
Pour Dieu seul notre âme est dure :
Ah ! pleurez, pleurez mes yeux.

13- Il marche, il monte au Calvaire,
Chargé d’un infâme bois ;
De là, comme d’une chaire,
Il fait entendre sa voix :
« Ciel, dérobe à la vengeance
Ceux qui m’osent outrager ! »
C’est ainsi, quand on l’offense,
Qu’un chrétien doit se venger.

14- Une troupe mutinée
L’insulte et crie à l’envi :
« S’il changeait sa destinée,
Nous croirions tous en lui ! »
Il peut la changer sans peine,
Malgré vos nœuds et vos clous ;
Mais le nœud qui seul l’enchaîne,
C’est l’amour qu’il a pour nous !

15- Ah ! de ce lit de souffrance,
Seigneur, ne descendez pas ;
Suspendez votre puissance,
Restez-y jusqu’au trépas.
Mais tenez votre promesse :
Attirez-nous après vous ;
Pour prix de votre tendresse,
Puissions-nous y mourir tous !

16- Il expire, et la nature
Dans lui pleure son Auteur ;
Il n’est point de créature
Qui ne marque sa douleur.
Un spectacle si terrible
Ne pourra-t-il me toucher ?
Et serai-je moins sensible
Que n’est le plus dur rocher ?

 

 

* * *

 

« Le salutaire exercice
du Chemin de la Croix
suffit pour sanctifier une paroisse. »


(Saint Léonard de Port-Maurice)



 

Les Cantiques du Chemin de la Croix

avec 

LIENS TÉLÉCHARGEMENT

vous attendent ici :

http://montfortajpm.blogspot.fr/2015/12/saint-simon-de-cyrene-1er-decembre.html

 

Fichier PDF des Paroles 
des 4 cantiques du Chemin de la Croix ici :




 

 

 

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  LE POÈME DE LA PASSION

  (cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)





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VI- JÉSUS CRUCIFIÉ 

(pour le vendredi)


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84- Cette canaille insolente
Lui tire tout de nouveau
Sa pauvre robe sanglante,
Toute collée à sa peau.

85- Tandis que les plus barbares
Préparent tout pour sa mort,
Quelques-uns des plus avares
Tirent ses habits au sort.

86- Chacun des bourreaux s’écrie
En lui tirant les cheveux :
« Finis là ta pauvre vie !
Couche-toi là, malheureux ! »

87- Voyez comme on le terrasse
Pour le clouer sur ce bois,
Mais voyez comme il embrasse
Avec ardeur cette Croix.

88- On tire ses mains sacrées
Avec grande cruauté,
Pour qu’elles soient attachées
Droit sur les trous préparés.

89- Ô cruelle barbarie !
Ses membres sont disloqués,
Sa chair est toute meurtrie,
L’on voit ses nerfs tout bandés.

90- Étant donc à la renverse
Aux pieds de ces inhumains,
Avec des clous on lui perce,
Les deux pieds et les deux mains !

91- Oh ! quelle douleur sensible
Lui causent ces clous pointus !
Son corps percé comme un crible
Perd son Sang et n’en peut plus...

92- Viens, pécheur, et considère
Le très doux Jésus mourant,
Qui te prie en sa misère
De penser à son tourment.

93- Pour qu’il souffre davantage,
Au lieu de vin et de miel,
On lui donne pour breuvage
Du vinaigre avec du fiel.

94- Voyez-vous comme il endure
Tant de mépris et de maux ?
Car tant s’en faut qu’il murmure :
Il prie pour tous ses bourreaux.

95- La présence de sa Mère
Fait augmenter ses tourments,
Voyant qu’en quelque manière
Elle meurt à tout moment.

96- Ah ! je le vois qui rend l’âme
En jetant un grand soupir :
Je sens mon cœur qui se pâme
En voyant mon Dieu mourir...

97- Les cieux et la terre ensemble
Font paraître leur douleur :
On sent la terre qui tremble,
La mer est toute en fureur.

98- Le soleil même et la lune
Perdent toute leur clarté.
Dans cette douleur commune,
L’homme seul n’est point touché !

99- Pécheurs, faisons pénitence !
Puisqu’il a souffert pour nous.
Prenons part à sa souffrance,
Baisons ses pieds et ses clous.

100- Pour nous baiser de tendresse,
Il baisse la tête en bas :
Voyez-vous comme il nous presse
Et comme il nous tend les bras ?

101- Ne rompons plus le silence
Que pour dire, en soupirant :
Presque personne ne pense
Au très doux Jésus mourant !

102- Faisons tous notre retraite
Dedans son Sacré Côté :
Une lance nous l’a faite
Pour nous mettre en sûreté.

103- Crions d’un ton lamentable :
Pardonnez-nous nos péchés !
Ô Jésus très pitoyable,
Nos dettes nous remettez.

 

Fichier PDF des Paroles  
de tout ce Poème de la Passion ici :
http://www.montfortajpm.sitew.fr/fs/Root/cnms2-Le_Poeme_de_la_Passion_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf
+ Téléchargement : http://www.montfortajpm.sitew.fr/dl/Root/cnms2-Le_Poeme_de_la_Passion_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf




 



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