mardi 1 mars 2016

Dernières mises en ligne _ St Aubin, Mois de Saint Joseph

109

« Il peut arriver que par la miséricorde infinie de Dieu, 
la prière du pécheur soit exaucée, 
même quand il n’a pas la résolution d’amender sa vie, 
- sans le propos efficace s’entend et durable -, 
pourvu qu’il ne soit pas d’un esprit obstiné, 
qu’il ne rejette pas à jamais tout dessein de pénitence, 
qu’il persévère dans l’oraison 
avec une foi ferme et une pieuse dévotion, 
demandant à Dieu les secours 
dont il a besoin pour parvenir au salut. »

(Benoît XIV)


LIENSde TÉLÉCHARGEMENT des PDF de CANTIQUES & PAROLES de SAINTS



* * *





« À Angers, saint Aubin,
évêque et confesseur,
homme d'une vertu éminente 
et d'une grande sainteté. »

(Le Martyrologe Romain au 1er mars)



* * *

 

MARS :

MOIS de SAINT JOSEPH

 

 

 PRIÈRE à SAINT JOSEPH pour l’ÉGLISE
composée par N. S. P. le Pape Léon XIII


    
Nous recourons à vous dans notre tribulation, 

ô bienheureux Joseph, 

et après avoir imploré le secours de votre très sainte Épouse, 

nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. 

Par cette charité qui vous a uni 

avec la Vierge Immaculée, Mère de Dieu 

et par cet amour paternel 

dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, 

nous vous supplions instamment 

de regarder avec bienveillance 

l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang, 

et de nous secourir dans les nécessités où nous sommes, 

avec toute votre puissance 

et par tous vos moyens.


    Protégez, ô très sage Gardien de la divine Famille, 

la race élue de Jésus-Christ ; 

écartez loin de nous, ô Père très aimant, 

toute contagion d’erreurs et de vices ; 

soyez-nous propice et assistez-nous du haut du ciel, 

ô notre très puissant libérateur, 

dans le combat que nous livrons à la puis­sance des ténèbres : 

et de même que vous avez arraché autrefois 

l’Enfant-Jésus à un suprême péril de mort, 

de même aussi défendez aujourd’hui 

la sainte Église de Dieu 

des embûches de ses ennemis et de toute adversité. 

Gar­dez à jamais chacun de nous sous votre patronage, 

afin que, soutenus par votre secours, 

nous puissions à votre exemple 

vivre sainte­ment, 

pieusement mourir 

et obtenir la béatitude éternelle du ciel. 

Ainsi soit-il. 


    
Indulgences :

1) de 7 ans pour la récitation publique 

à la suite du Rosaire pen­dant le mois d’octobre ; 

2) de 3 ans, une fois le jour pour la récitation privée de la même prière en tout temps de l’année, 

3) plénière chaque mois, aux conditions ordinaires


  LITANIES + CANTIQUES à SAINT JOSEPH, ici :

http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/03/saint-joseph-19-mars.html

 

 

« Tâchez d’être en tout le dernier,
De vous cacher, et dilater
En Jésus et Marie !
Cherchez ce que le monde fuit,
Et fuyez tout ce qu’il poursuit.
Ne vous réglez que par la foi,
Afin d’être heureux avec moi
En imitant ma vie. »

 

(article consacrée à la Sainte Famille :

http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/01/la-sainte-famille-dimanche-suivant.html ) 


* * *

 

4 CANTIQUES à Saint JOSEPH

sur "PITIÉ, MON DIEU !"

   


LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=prf5ZaUck8g

 

Chant : Jean-Myriam Chevalier
 
Accompagnement à l'orgue : Gilbert Chevalier (aveugle) 

  Enregistrement : 30 avril 2015


1. "Fils de David, héritier des promesses" (5 couplets)
2. "Le Seigneur parle à l'âme solitaire" (6 couplets)
3. "Soyez béni, car Dieu sur cette terre" (4 couplets)
4. "Toujours, toujours, ô protecteur fidèle" (10 couplets)



* * *


L’AMOUR DU PROCHAIN

(cantique attribué à St Louis-Marie Grignion de Montfort)

  sur le canon de Pachelbel





1- Entr’aimez-vous, Jésus l’ordonne,
C’est son précepte souverain :
Que chacun aime son prochain !
Ne haïssez jamais personne,
Si vous voulez entrer un jour
Dans l’heureux règne de l’Amour.

2- Dans les premiers temps de l’Église,
Quel amour parmi les chrétiens !
Ils mettaient en commun leurs biens ;
« Aimons-nous ! » c’était leur devise :
Ils n’étaient tous en Jésus-Christ
Qu’un cœur, qu’une âme et qu’un esprit.

3- Entre eux l’amour était extrême
Et ne pouvait aller plus loin ;
Puisque, s’il eût été besoin,
Au jugement d’un païen même,
L’un pour l’autre eût voulu mourir,
Prêts en tout à se secourir.

4- Cet exemple qu’il nous faut suivre,
Si fort négligé de nos jours,
Ne reprendra-t-il point son cours ?
Afin de le faire revivre,
Changeons nos mœurs, suivons leurs pas,
Nous entr’aimant jusqu’au trépas.

5- Aimer seulement de parole,
Se bornant à de vains discours,
Quand on peut donner du secours,
C’est une charité frivole :
L’amour sincère est effectif,
Et non purement affectif.

6- Ne nous souffrons point d’autre dette
Que celle de la Charité,
Qui fixe dans l’éternité,
Dans le temps n’est jamais complète ;
N’en différons plus le paiement,
Il enrichit infiniment.

7- Ce que vous craignez qu’on vous fasse,
Ne le faites pas à autrui ; 
Mais au contraire faites-lui
Ce qu’il devrait à votre place :
C’est ce que veut la Charité,
C’est la règle de l’équité !

8- En peu de mots, pour beaucoup dire :
Avec la Charité tout sert, 
Sans la Charité tout se perd !
Quoi de plus fort pour nous induire
À mettre en pratique par choix
Une vertu d’un si grand poids ?

9- Grand Dieu, Charité par essence,
Source des plus vives ardeurs,
Daignez en pénétrer nos cœurs !
Et si notre amour est immense,
Votre esprit règnera dans nous,
Et nous règnerons avec vous.

  

* * *


  LE POÈME DE LA PASSION

sur un choral de Bach

  (cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)






LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=zadMhsX7MB0

 

Interprète : Gilbert Chevalier (aveugle) 
Enregistrement : 2006




I- JÉSUS AGONISANT  

(pour le dimanche)

 


1- Jésus voit la mort affreuse
Qui vient d’un air menaçant,
Pour être victorieuse,
Quoi qu’il soit le Tout-Puissant.

2- Il voit toutes les offenses
De l’homme méconnaissant,
Le mépris de ses souffrances,
De sa mort et de son Sang.

3- Il se prévoit dans l’outrage
Même au Très Saint-Sacrement,
Qu’il doit nous laisser pour gage
De son amour très ardent.

4- À cette vue, il s’écrie
D’une languissante voix :
« Ô mon Père, je vous prie
De m’exempter de ces croix. »

5- Mais ce Sauveur débonnaire,
Tout rempli de charité,
Dit : « Mon Père, je veux faire
Votre sainte Volonté. »

6- Dans cette agonie étrange,
Lorsqu’il est prêt d’expirer,
Ce grand Dieu souffre qu’un ange
Vienne le fortifier.

7- Oh ! chrétiens, qui peut comprendre
La grandeur de son tourment ?
Voyez-vous son corps tout tendre
Suer des gouttes de Sang ?

8- Serons-nous donc insensibles ?
Ne serons-nous point touchés
En voyant les maux terribles
Que lui causent nos péchés ?

9- Ô Jésus très pitoyable,
D’où vient que vous souffrez tant,
Car vous n’êtes point coupable,
Mais juste, et très innocent ?

10- Jésus, priez votre Père
Qu’il ait pitié de nous tous,
Ou qu’il montre sa colère
Plutôt sur nous que sur vous.

11- Pardon de tant de souffrances,
Ô Jésus agonisant !
Puisque nos propres offenses
Vous mettent dans ce tourment.

12- C’est moi qui suis le coupable,
Et Jésus est l’innocent.
Ah ! que je suis misérable,
Je le dis en soupirant !

 

II- JÉSUS FLAGELLÉ  

(pour le lundi)

 


13- Allons tous dans le Prétoire,
Le cœur touché de douleur,
Contempler le Roi de gloire
Maltraité comme un voleur.

14- Quatre bourreaux pleins de rage,
Comme des loups ravissants,
Lui tirent avec outrage
Tous ses pauvres vêtements.

15- Cette insolente canaille,
Ayant dépouillé Jésus,
S’en divertit et s’en raille
Pour le rendre plus confus !

16- On le garrotte, on le lie
Contre un infâme poteau !
On lui dit par moquerie :
« Le voyez-vous ? Qu’il est beau ! »

17- L’un a des cordes nouées,
L’autre a des chaînes de fer,
Et tous ont les mains armées
Comme des démons d’enfer.

18- Ô chose très étonnante !
Cette troupe de soldats
Sur cette chair innocente
Décharge à grands tours de bras.

19- Ils le couvrent de blessures
Et le déchirent de coups :
On ne voit que meurtrissures,
Que cicatrices, que trous !

20- Il n’en peut plus, ce bon Maître,
Son Sang coule par ruisseaux !
Et ses os se font paraître,
Sa chair tombant par lambeaux.

21- Hélas ! il est de faiblesse
Tombé dans son propre Sang,
Et cependant on ne cesse
De battre cet innocent...

22- Ô bourreaux impitoyables,
Arrêtez votre courroux !
C’est nous qui sommes coupables :
Frappez donc plutôt sur nous !

23- Considérez qu’il endure
Cet effroyable tourment
Sans qu’il s’en plaigne ou murmure,
Tant son amour est ardent.

24- Ô Souveraine Clémence,
Voyez Jésus, votre Fils !
Arrêtez votre vengeance,
Ou que nous soyons punis.

25- Les bourreaux, de défaillance,
Ne peuvent plus le frapper,
Mais par son amour immense
Il n’est pas las d’endurer.

26- Pécheurs, ce sont nos offenses
Et nos sensualités
Qui causent tant de souffrances
À cet objet de pitié !

27- Viens-t’en, pécheur impudique,
Considérer la douleur
Que tu causes au Fils unique
Du Souverain Créateur !

28- Viens dans le Sang de ses veines
Rencontrer ta guérison,
Et n’augmente pas ses peines
En suivant ta passion.

29- Faisons, faisons pénitence !
Pleurons ces maux nuit et jour,
Usons de reconnaissance,
Rendant amour pour amour !

30- Ô Sauveur tout débonnaire,
Par ce corps meurtri de coups,
Apaisez votre colère
Et nous pardonnez à tous !



III- JÉSUS COURONNÉ D’ÉPINES 

(pour le mardi)

 

 

31- Jésus ayant avec peine
Pris ses habits déchirés,
Regardez comme on le mène
Brusquement, à coups de pied !

32- Suivons, chrétiens, à la trace
Cet Agneau très innocent,
Car en quelque endroit qu’il passe,
Il reste teint de son Sang...

33- Comme on ferait d’une bête,
On le mène à coups de fouets !
Transi de froid, on l’arrête
À la porte du palais.

34- À peine est-il dans la salle
Au milieu de ces bandits,
On l’habille à la royale
Pour le couvrir de mépris.

35- On lui jette par outrage
Sur le dos un vieux manteau,
En lui tirant avec rage
Le sien collé à sa peau.

36- Une pierre très pointue
Lui sert d’un trône royal,
Afin qu’étant mieux en vue
Il reçoive plus de mal.

37- On met dans ses mains sacrées,
Pour sceptre, un frêle roseau.
Chacun en fait des risées,
En disant : « Ha ! qu’il est beau ! »

38- On le couronne d’épines
Avec des coups de bâton !
Un chacun lui fait des mines
En hurlant comme un démon.

39- Cette couronne cruelle
Lui transperce le cerveau :
On voit couler sa cervelle
Avec du Sang et de l’eau...

40- D’un vieux torchon de cuisine
On lui bande les deux yeux,
Chacun lui disant : « Devine
Qui t’a frappé, malheureux !

41- « N’es-tu pas un faux prophète,
Qui veut nous en imposer ?
Compagnons, qu’on le maltraite !
Ne cessons de le frapper ! »

42- Chacun lui crache au visage
De gros crachats tout pourris
Pour marque de son hommage,
Avec des cris inouïs !

43- On l’adore par risée,
En lui donnant un soufflet :
« Bonjour, ô roi de Judée,
Ah ! que te voilà bien fait ! »

44- Il ne reçoit pour harangue
Que des discours impudents,
L’un tire sur lui la langue
Et l’autre grince des dents.

45- Non, ce ne sont pas des hommes,
Mais des démons furieux !
Les voyez-vous qui l’assomment ?
On le bat à qui mieux mieux !

46- À cet objet pitoyable,
Ne serons-nous point touchés ?
Il n’est que trop raisonnable,
Hélas ! c’est pour nos péchés !

47- Il souffre tout et l’endure
Sans même lever les yeux,
Sans qu’il se plaigne ou murmure
De ces tourments rigoureux.

48- Depuis les pieds à la tête
Il est tout froissé de coups.
Ah ! si c’était une bête,
Nous lui compatirions tous !

49- Notre orgueil insupportable
À rechercher les grandeurs
Est le bourreau véritable
Qui lui cause ces douleurs !

50- Orgueilleux, viens te confondre :
Voyant ton Dieu méprisé,
Qu’auras-tu donc à répondre,
Toi qui veux être estimé ?

51- Notre cœur plein d’amertume
Et d’un cuisant repentir,
Comparaisse et se consume
En voyant Jésus souffrir.

52- Ayons toujours en mémoire
Ce très aimable Sauveur :
Le mépris soit notre gloire,
Et la souffrance un bonheur !

53- Ô Jésus très pitoyable
Par les injustes mépris,
Voyez d’un œil favorable
À vos pieds des cœurs contrits.



IV- JÉSUS CONDAMNÉ 

(pour le mercredi)


 
54- Suivons notre très cher Maître
Qu’on traîne la corde au cou
Pour le faire comparaître
Au tribunal comme un fou.

55- Dans cet état misérable
Où l’on réduit ses bourreaux,
Il n’est pas reconnaissable,
Tant il a reçu de maux...

56- Pilate, quoiqu’un impie,
Est attendri, le voyant :
Il veut lui sauver la vie,
Sachant qu’il est innocent.

57- Afin d’apaiser la rage
De ce peuple mutiné,
Il le montre en l’équipage
Où les bourreaux l’ont laissé.

58- Aussitôt qu’il est en vue,
On n’entend que hurlements !
Chacun le raille et le hue
Avec grincements de dents.

59- Sa Face défigurée
Et couverte de crachats,
Sa chair toute découpée
Ne touchent point ces ingrats.

60- Ses douleurs et sa misère,
Au lieu de toucher leur cœur,
Fait redoubler leur colère
Et les remplit de fureur.

61- Pilate dit : « Voilà l’homme,
Ayez-en compassion ! »
Voyez, il faut qu’il le nomme,
À peine le connaît-on.

62- À ces mots, la populace
S’écrie, en frappant du pied :
« Qu’on l’ôte et qu’on s’en défasse,
Et qu’il soit crucifié ! »



V- JÉSUS PORTANT SA CROIX 

(pour le jeudi)



63- Voyez, chrétiens, on le traîne
À coups de poings et de pieds
Sans le laisser prendre haleine :
Ce sont des loups enragés !

64- On met une Croix pesante
De quinze pieds de longueur,
Sur sa chair toute sanglante
Pour augmenter sa douleur.

65- Cet Agneau tout débonnaire
Se charge de nos péchés,
Pour les porter au Calvaire
Afin qu’ils soient effacés.

66- Il porte au lieu du supplice,
Par un amour très ardent,
Le bois de son sacrifice
Comme Isaac innocent.

67- L’insolente populace
N’a que du mépris pour lui,
Et, dans quelque endroit qu’il passe,
Chacun le bat à l’envi !

68- On le jette dans la boue
Comme un pauvre malheureux,
On le frappe, on le bafoue
Par des soufflets rigoureux !

69- Sa chair est toute écorchée,
Son corps courbé, les pieds nus,
Marchant la tête baissée
Dessus les cailloux pointus.

70- La secousse très horrible
De la Croix qui tombe à bas,
Lui cause un tourment sensible
Qui redouble à chaque pas...

71- Malgré sa grande faiblesse
Et sa désolation,
Chacun l’abat et le presse
Avec des coups de bâtons !

72- Une douleur très amère
Saisit de nouveau son Cœur,
Voyant sa très chère Mère
Tomber à bas de douleur.

73- Tout le monde l’abandonne,
Mourra-t-il dessous ce poids ?
Il ne se trouve personne
Qui n’ait horreur de la Croix.

74- Un pauvre étranger qui passe,
C’est Simon Cyrénéen,
Est par promesse et menaces
Forcé d’y mettre la main.

75- Viens-t-en, pécheur infidèle !
Aider Jésus Crucifié,
Sous cette Croix très cruelle
Que lui cause ton péché.

76- La Véronique, embrasée
D’un amour fort et fervent,
Fend sans crainte la mêlée
Pour voir Jésus, son amant.

77- Et elle essuie son Visage
Sanglant et défiguré,
Et Jésus veut que pour gage
Il lui demeure imprimé.

78- Jésus dit à plusieurs femmes
Qui pleuraient ces grands tourments :
« Pleurez plutôt sur vos âmes
Et celles de vos enfants.

79- « Voyez l’état pitoyable
Où l’on réduit l’Innocent ;
Que deviendra le coupable
Et le pécheur insolent ? »

80- Voilà qu’il tombe en la rue,
Au milieu de ses bourreaux :
Il n’en peut plus, il en sue,
Son Sang coule par ruisseaux...

81- Et, quoi donc ! est-il possible,
Ô misérable pécheur !
Que ton cœur soit insensible
Aux douleurs de son Sauveur ?

82- Comme ce sont nos offenses
Qui font son pesant fardeau,
N’augmentons plus ses souffrances
En l’offensant de nouveau !

83- Jésus, votre amour immense
Ayant porté nos péchés,
Montrez-nous votre clémence :
Qu’ils nous soient tous pardonnés !



VI- JÉSUS CRUCIFIÉ 

(pour le vendredi)

 

84- Cette canaille insolente
Lui tire tout de nouveau
Sa pauvre robe sanglante,
Toute collée à sa peau.

85- Tandis que les plus barbares
Préparent tout pour sa mort,
Quelques-uns des plus avares
Tirent ses habits au sort.

86- Chacun des bourreaux s’écrie
En lui tirant les cheveux :
« Finis là ta pauvre vie !
Couche-toi là, malheureux ! »

87- Voyez comme on le terrasse
Pour le clouer sur ce bois,
Mais voyez comme il embrasse
Avec ardeur cette Croix.

88- On tire ses mains sacrées
Avec grande cruauté,
Pour qu’elles soient attachées
Droit sur les trous préparés.

89- Ô cruelle barbarie !
Ses membres sont disloqués,
Sa chair est toute meurtrie,
L’on voit ses nerfs tout bandés.

90- Étant donc à la renverse
Aux pieds de ces inhumains,
Avec des clous on lui perce,
Les deux pieds et les deux mains !

91- Oh ! quelle douleur sensible
Lui causent ces clous pointus !
Son corps percé comme un crible
Perd son Sang et n’en peut plus...

92- Viens, pécheur, et considère
Le très doux Jésus mourant,
Qui te prie en sa misère
De penser à son tourment.

93- Pour qu’il souffre davantage,
Au lieu de vin et de miel,
On lui donne pour breuvage
Du vinaigre avec du fiel.

94- Voyez-vous comme il endure
Tant de mépris et de maux ?
Car tant s’en faut qu’il murmure :
Il prie pour tous ses bourreaux.

95- La présence de sa Mère
Fait augmenter ses tourments,
Voyant qu’en quelque manière
Elle meurt à tout moment.

96- Ah ! je le vois qui rend l’âme
En jetant un grand soupir :
Je sens mon cœur qui se pâme
En voyant mon Dieu mourir...

97- Les cieux et la terre ensemble
Font paraître leur douleur :
On sent la terre qui tremble,
La mer est toute en fureur.

98- Le soleil même et la lune
Perdent toute leur clarté.
Dans cette douleur commune,
L’homme seul n’est point touché !

99- Pécheurs, faisons pénitence !
Puisqu’il a souffert pour nous.
Prenons part à sa souffrance,
Baisons ses pieds et ses clous.

100- Pour nous baiser de tendresse,
Il baisse la tête en bas :
Voyez-vous comme il nous presse
Et comme il nous tend les bras ?

101- Ne rompons plus le silence
Que pour dire, en soupirant :
Presque personne ne pense
Au très doux Jésus mourant !

102- Faisons tous notre retraite
Dedans son Sacré Côté :
Une lance nous l’a faite
Pour nous mettre en sûreté.

103- Crions d’un ton lamentable :
Pardonnez-nous nos péchés !
Ô Jésus très pitoyable,
Nos dettes nous remettez.



VII- JÉSUS MORT ET ENSEVELI 

(pour le samedi)

 

Notre-Dame de Campocavallo (image miraculeuse)

 

104- Ô pécheurs abominables,
C’en est fait, Jésus est mort :
Nous sommes tous les coupables !
Que deviendra notre sort ?

105- Ne quittons point le Calvaire,
Expirons tous sur ce lieu,
Pour tâcher de satisfaire
À la justice de Dieu.

106- Voyez-vous sa sainte Mère
Qui le baise en soupirant ?
Sa douleur est très amère,
Car son amour est très grand.

107- Elle gémit et se pâme,
Elle dit dans ses langueurs :
« Oh ! cher objet de mon âme,
Est-ce là Vous ? Je me meurs.

108- « Est-ce le corps adorable
De mon cher Fils que je vois ?
Hélas ! qu’il est pitoyable !
Oui, c’est lui, je le connois.

109- « Je ne vois sur votre Face
Que des crachats et du Sang.
Plus de beauté, plus de grâce.
Ô mon Fils, quel changement !

110- « D’où viennent ces meurtrissures,
Ces deux bras tout disloqués,
Ce Sang caillé, ces blessures,
Et ces mains et pieds percés ? »

111- Mêlons nos larmes aux siennes,
Embrassons ses pieds sacrés,
Et dans le Sang de ses veines
Effaçons tous nos péchés.

112- Pour éviter la vengeance
De Dieu le Père irrité,
Mettons-nous en assurance
Dans son très Sacré Côté.

113- Cherchons une paix profonde
Avec Jésus au tombeau,
Pour y vivre loin du monde
Et pour faire un cœur nouveau.

114- Obtenez-nous, ô Marie,
Le pardon de votre Fils !
Nous voulons changer de vie :
Exaucez nos cœurs contrits.

115- Ô doux Jésus, qu’une flèche
De l’amour de votre Cœur
Fasse aux nôtres une brèche
Pour expirer de douleur !

116- Gravez dans notre mémoire
Votre mort et vos douleurs,
Afin d’avoir dans la gloire
Quelque part à vos grandeurs.


Fichier PDF des Paroles de ce cantiqueici :
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