mardi 22 décembre 2015

NEUVAINE de NOËL (St Alphonse de Liguori) : 7e jour


Septième jour 
22 Décembre



Peine causée à Jésus par l’ingratitude des hommes
« Il est venu chez les siens, et ceux-ci ne l’ont point reçu. »


   
« L’ingratitude des hommes m’est plus sensible 
que tout ce que j’ai souffert dans ma Passion. 
S’ils me rendaient quelque retour d’amour, 
j’estimerais peu tout ce que j’ai souffert pour eux 
et je voudrais, s’il se pouvait, en souffrir davantage ! 
Toi, du moins, donne-moi cette joie de suppléer à leur ingratitude, 
autant que tu peux en être capable. »
 

(Le Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie)





        Un jour, pendant les fêtes de Noël, Saint François d’Assise, inconsolable, allait pleurant et soupirant par les chemins et les bois. Quelqu’un lui ayant demandé la cause de sa douleur : « Ah ! répondit-il, comment ne pleurerais-je pas, quand je vois que l’Amour n’est point aimé ! Je vois un Dieu aimer l’homme jusqu’à la folie, et l’homme ne témoigner à ce Dieu que de l’ingratitude. » Si cette conduite des hommes affligeait tant le cœur de Saint François, combien plus ne dut-elle pas affliger le Cœur de Jésus !

         À peine conçu dans le sein de Marie, Il vit la cruelle ingratitude dont devaient être payés Son Amour et ses bienfaits. Il était venu du Ciel pour allumer sur la terre le Feu de l’Amour Divin ; pour réaliser ce désir, Son Cœur s’était librement plongé dans un abîme de douleurs et d’opprobres. Mais voilà qu’au lieu des fruits délicieux de la Divine Charité, Il voit la plupart des hommes produire des œuvres de péché. Cette vue, dit Saint Bernardin de Sienne, causa à Jésus Enfant une douleur infinie.

         Nous-mêmes, n’éprouvons-nous pas une cruelle peine à voir nos bienfaits payés d’ingratitude ? N’est-il pas vrai que le manque de reconnaissance afflige plus notre âme que la souffrance n’afflige notre corps ? Quelle ne dut pas être la douleur de Jésus-Christ, notre Dieu si aimant, de voir que nous répondrions par des offenses et des mépris à son amour et à ses bienfaits. Lui-même s’en plaint par la bouche de David : « Ils m’ont rendu le mal pour le bien, la haine pour l’amour.» Hélas ! aujourd’hui beaucoup de chrétiens font-ils cas de l’amour de Jésus-Christ ? Notre Rédempteur apparut un jour au bienheureux Henri Suso sous la forme d’un pèlerin : Il allait de porte en porte mendier un gîte, mais tous le repoussaient avec force injures. N’avons-nous pas été jadis du nombre de ces ingrats, qui répondent aux bienfaits par des mépris et des outrages ? Et maintenant persévérons-nous dans la révolte contre notre Souverain Bienfaiteur ? Oh non ! Qu’il n’en soit plus ainsi ; et, pour cela, n’oublions jamais que le tout aimable Sauveur est venu du Ciel souffrir et mourir pour nous afin de gagner notre amour.



Affections et prières






Il est donc vrai, ô mon Jésus, que Vous êtes descendu du Ciel pour Vous faire aimer de moi ; il est vrai que Vous avez embrassé une vie pleine de souffrances et que Vous êtes mort sur la Croix pour mon amour, afin de Vous ouvrir l’entrée de mon cœur ? Et moi, qu’ai-je fait ? J’ai osé si souvent Vous chasser de mon cœur, pour y laisser entrer le démon ! Ah ! si Vous n’étiez un Dieu d’une bonté infinie, si Vous n’aviez donné Votre Vie pour me pardonner, je n’oserais jamais implorer mon pardon ; mais je Vous entends me l’offrir, quand Vous me dites par Votre prophète : « Reviens à moi, et je me tournerai vers toi. » Vous voulez être aussi mon intercesseur auprès de Votre Père ! Mon Jésus, je ne veux pas Vous faire une nouvelle injure en me défiant de Votre Miséricorde. Je me repens de tout mon cœur de Vous avoir méprisé, ô Bien suprême. Daignez me recevoir dans Votre grâce ; je Vous en conjure par le Sang que Vous avez répandu pour moi. 

     Non, mon Rédempteur et mon Père, je ne suis plus digne d’être appelé Votre fils, après avoir tant de fois renoncé à Votre Amour ; mais Vos mérites m’en font digne. Je Vous remercie, ô mon Père, je Vous remercie et je Vous aime. Ah ! le seul souvenir de la patience avec laquelle Vous m’avez supporté durant tant d’années, et des grâces que Vous m’avez prodiguées malgré les outrages dont je me suis rendu coupable, devrait me faire brûler d’un continuel amour pour Vous. Venez donc, mon Jésus, venez habiter mon pauvre cœur ; je ne veux plus Vous chasser, je veux Vous aimer toujours. Embrasez-moi de plus en plus du Feu de la Divine Charité, et pour cela, rappelez-moi sans cesse l’Amour que Vous m’avez porté.

Ô ma Souveraine et ma Mère, Marie, aidez-moi, priez Jésus pour moi. Faites que désormais et sans retour je me montre reconnaissant envers ce Dieu qui, malgré toutes mes offenses, m’a si tendrement aimé.

Fichier PDF de la totalité de la Neuvaine à télécharger ici :




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NOËL des ÂMES ZÉLÉES

(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)

 


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 Le disque où se trouve ce cantique
 est disponible sur notre petite boutique catholique en ligne ici :
2- Téléchargement MP3 :


 

 

1- C’est dans ce lieu, grand Maître,
Que vous venez des cieux
Pour nous faire connaître
Le moyen d’être heureux :
Mais je n’y vois personne
Prendre votre leçon !
Quoi ! l’on vous abandonne ?
Pardon, Jésus, pardon !

2- Ô Seigneur adorable,
Je fais à vos grandeurs
Une amende honorable
Pour les pauvres pécheurs.
Enfant très débonnaire,
Permettez-moi d’aller
Dire à toute la terre
De venir vous parler.

3- Avare, tu ne penses
Qu’à l’argent et qu’au bien,
Tu vis dans l’abondance,
Tu ne manques de rien ;
Et cet Enfant aimable
Vient par sa pauvreté,
Au milieu d’une étable,
Toucher ta dureté.

4- Créature orgueilleuse,
Viens trouver ton écueil
À l’éclipse amoureuse
De ce divin Soleil.
Peux-tu t’en faire accroire
Et t’élever sur tous,
Et voir le Roi de gloire
Abaissé jusqu’à nous ?

5- Viens, mondain, et contemple
Cet Enfant à ton tour.
Ta vie et ton exemple
Combattent son amour :
Jésus dans la souffrance
Contente ses désirs,
Mais toi, dans l’abondance
Tu prends tous tes plaisirs.

6- Ô princes de ce monde,
Vous avez des palais ;
Chez vous tout bien abonde,
Vous avez des valets.
L’étable est la retraite
Du Seigneur des Seigneurs :
Il est dans la disette,
Il est sans serviteurs.

7- Ô chrétiens infidèles,
Pourquoi vous arrêter
À mille bagatelles
Qu’il vous faudra quitter ?
Venez dans une étable
Trouver dans un Enfant
Un plaisir véritable,
Un bonheur permanent.

8- Il vous dit par ma bouche
Qu’il vous aime ardemment
Et que ce qui vous touche
Le touche infiniment.
Souffrez-vous la misère ?
Il vous en tirera.
Avez-vous quelque ulcère ?
Il vous en guérira.

9- Il est si charitable,
Qu’il s’est fait tout à tous.
C’est un Maître adorable,
C’est un très chaste Époux,
C’est un ami très tendre,
C’est un bon médecin.
Allons, sans plus attendre,
Lui mettre tout en main.

10- Regarde et considère
L’étable où Jésus naît :
Elle te fait la guerre,
Elle fait ton procès.
Avare viens entendre
Et toi aussi mondain
Ce Dieu si doux, si tendre,
Ce poupon si câlin.

 

* * *

  JÉSUS EST LA BONTÉ MÊME

(cantique sur l'ingratitude des hommes)

 


LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :

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 Le disque où se trouve ce cantique
 est disponible sur notre petite boutique catholique en ligne ici :
 1- CD "Primatiale de Lyon 3" (plage 5) : 
http://www.montfort.kingeshop.com/Primatiale-de-Lyon-3-cbaaaabQa.asp
2- Téléchargement MP3 :




1- Jésus est la bonté même,
Il a mille doux appas ;
Cependant aucun ne l’aime,
On n’y pense presque pas.
Pendant que la créature
Nous embrase de ses feux,
Pour Dieu seul notre âme est dure :
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

2- Dieu devient un Dieu sensible,
Afin de mieux nous charmer ;
Mais en se rendant visible,
A-t-il pu se faire aimer ?
Lorsqu’un tendre amour le presse
De prévenir tous nos vœux,
Quel retour ? Nulle tendresse ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

3- D’un enfant il prend les charmes,
Pour attendrir les humains ;
Pour cela de douces larmes
Coulent de ses yeux divins.
Notre âme est-elle attendrie
Par ses efforts généreux ?
Elle est toujours endurcie ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

4- De la divine justice
Jésus porte tout le poids,
Il nous sauve du supplice
En mourant sur une Croix.
Et pour tant de bienveillance
Avons-nous, ô malheureux !
La moindre reconnaissance ?
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

5- Jésus, dans l’Eucharistie,
Par un prodige d’amour,
Devient notre pain de vie,
Notre pain de chaque jour.
Au milieu de tant de flammes,
Dans ce mystère pieux,
Que de froideur dans nos âmes !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

6- Il daigne en vain de ce trône
Nuit et jour nous inviter ;
Jamais y voit-on personne
Qui vienne le visiter ?
Sa maison est délaissée,
Son entretien ennuyeux,
Et sa table méprisée ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

7- Mon Jésus n’a point d’asile
Contre les coups des mortels ;
C’est un rempart inutile
Que son trône et ses autels.
Chaque jour, rempli de rage,
Le pécheur audacieux,
Au lieu saint lui fait outrage ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

8- Tous les jours se renouvelle
Contre mon divin Sauveur
Cette trahison cruelle
Qui fit tant souffrir son Cœur.
Oh ! combien de parricides,
Recevant le Roi des cieux,
Donnent des baisers perfides !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

9- Une croix pour lui cruelle,
C’est un corps dans le péché ;
À cette chair criminelle,
Qu’on l’a souvent attaché !
Tout est souillé par les vices
Que je découvre en tous lieux :
Pour Jésus que de supplices !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.





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