lundi 28 décembre 2015

Les Saints INNOCENTS (28 décembre)

« À Bethléem de Juda,
la naissance au ciel des saints Innocents,
que le roi Hérode fit mourir pour Jésus-Christ. »

(Le Martyrologe Romain au 28 décembre)


« Ô Dieu, dont en ce jour,
les Innocents Martyrs ont confessé la gloire,
non en parlant, mais en mourant,
faites mourir en nous tous les penchants au vice,
afin que non seulement nos lèvres
mais toute notre vie
témoigne de notre foi en vous.
 Nous vous le demandons par Notre-Seigneur Jésus-Christ,
votre Fils, qui vit et règne avec Vous
dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il. »


(Oraison de la messe de la fête)
 

* * *

À MES PETITS FRÈRES DU CIEL

&

UNE ROSE EFFEUILLÉE

(poésies de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

 


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http://www.mp3tunes.tk/download?v=et1AE5KW54k

 

1- Heureux petits Enfants, avec quelles tendresses
Le Roi des Cieux
Vous bénit autrefois et combla de caresses
Vos fronts joyeux !
De tous les Innocents vous étiez la figure
Et j’entrevois
Les biens que dans le Ciel vous donne sans mesure
Le Roi des rois.

2- Vous avez contemplé les immenses richesses
Du Paradis
Avant d’avoir connu nos amères tristesses
Chers petits Lys.
Ô Boutons parfumés ! moissonnés dès l’aurore
Par Le Seigneur :
Le doux Soleil d’Amour qui sut vous faire éclore
Ce fut son Cœur !...

3- Quels ineffables soins, quelle tendresse exquise
Et quel amour,
Vous prodigue avec joie notre Mère l’Église,
Enfants d’un jour !...
Dans ses bras maternels, vous fûtes en prémices
Offerts à Dieu :
Toute l’Éternité, vous ferez les délices
Du beau Ciel bleu.

4- Enfants, vous composez le virginal cortège
Du doux Agneau
Et vous pouvez redire, étonnant privilège
Un chant nouveau !
Vous êtes sans combats parvenus à la gloire
Des conquérants :
Le Sauveur a pour vous remporté la victoire,
Vainqueurs charmants !

5- On ne voit point briller de pierres précieuses
Dans vos cheveux,
Seul le reflet doré de vos boucles soyeuses
Ravit les Cieux...
Les trésors des Élus, leurs palmes, leurs couronnes
Tout est à vous :
Dans la Sainte Patrie, Enfants, vos riches trônes
Sont leurs genoux...

6- Ensemble vous jouez avec les petits anges
Près de l’Autel
Et vos chants enfantins, gracieuses phalanges
Charment le Ciel.
Le Bon Dieu vous apprend comment Il fait les roses
L’oiseau, les vents :
Ici-bas nul génie ne sait autant de choses
Que vous, Enfants !...

7- Du firmament d’azur soulevant tous les voiles
Mystérieux,
En vos petites mains vous prenez les étoiles
Aux mille feux.
En courant vous laissez une trace argentée
Souvent le soir :
Quand je contemple au ciel la blanche voie lactée
Je crois vous voir...

8- Dans les bras de Marie après toutes vos fêtes
Vous accourez,
Sous son voile étoilé cachant vos blondes têtes
Vous sommeillez.
Charmants petits Lutins, votre enfantine audace
Plaît au Seigneur :
Vous osez caresser son Adorable Face...
Quelle faveur !...

9- C’est vous que Le Seigneur me donna pour modèle,
Saints Innocents :
Je veux être ici-bas votre image fidèle,
Petits Enfants.
Ah ! daignez m’obtenir les vertus de l’enfance.
Votre candeur,
Votre abandon parfait, votre aimable innocence
Charment mon cœur.

10- Ô Seigneur ! tu connais de mon âme exilée
Les vœux ardents :
Je voudrais moissonner, beau Lys de la vallée,
Des Lys brillants.
Ces Boutons printaniers, je les cherche et les aime
Pour ton plaisir :
Sur eux daigne verser la Rosée du Baptême,
Viens les cueillir...

11- Oui, je veux augmenter la candide phalange
Des Innocents :
Mes souffrances, mes joies, je les offre en échange
D’âmes d’Enfants.
Parmi ces Innocents, je réclame une place
Roi des Élus :
Comme eux, je veux au Ciel, baiser ta Douce Face
Ô mon Jésus !...






1- Jésus, quand je te vois soutenu par ta Mère
Quitter ses bras,
Essayer en tremblant sur notre triste terre
Tes premiers pas,
Devant toi je voudrais effeuiller une rose 
En sa fraîcheur,
Pour que ton petit pied bien doucement repose
Sur une fleur !...

2- Cette rose effeuillée, c’est la fidèle image
Divin Enfant,
Du cœur qui veut pour toi s’immoler sans partage
À chaque instant.
Seigneur, sur tes autels plus d’une fraîche rose
Aime à briller,
Elle se donne à toi... mais je rêve autre chose :
« C’est m’effeuiller !... »

3- La rose en son éclat peut embellir ta fête,
Aimable Enfant,
Mais la rose effeuillée, simplement on la jette
Au gré du vent.
Une rose effeuillée sans recherche se donne
Pour n’être plus.
Comme elle avec bonheur à toi je m’abandonne
Petit Jésus.

4- L’on marche sans regret sur des feuilles de rose,
Et ces débris
Sont un simple ornement que sans art on dispose,
Je l’ai compris.
Jésus, pour ton amour j’ai prodigué ma vie,
Mon avenir.
Aux regards des mortels, rose à jamais flétrie,
Je dois mourir !...

5- Pour toi, je dois mourir, Enfant, Beauté Suprême,
Quel heureux sort !
Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime,
Ô mon Trésor !...
Sous tes pas enfantins, je veux avec mystère
Vivre ici-bas,
Et je voudrais encor adoucir au Calvaire
Tes derniers pas !...



  LA ROSÉE DIVINE

ou

LE LAIT VIRGINAL DE MARIE

(poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)




LIEN de TÉLÉCHARGEMENT (audio = MP3 ; vidéo = MP4) ici :

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1- Mon Doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m’apparais, tout rayonnant d’Amour.
L’Amour, voilà l’ineffable mystère
Qui t’exila du Céleste Séjour...
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel
Et près de toi, ô Matinale Étoile !
Je trouverai un avant-goût du Ciel.

2- Dès le réveil d’une nouvelle aurore,
Quand du soleil on voit les premiers feux,
La tendre fleur qui commence d’éclore
Attend d’en haut un baume précieux :
C’est du matin la rosée bienfaisante
Toute remplie d’une douce fraîcheur,
Qui produisant une sève abondante,
Du frais bouton fait entrouvrir la fleur.

3- C’est toi, Jésus la Fleur à peine éclose,
Je te contemple à ton premier réveil,
C’est toi, Jésus, la ravissante Rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi berceau, trône royal ;
Ton doux soleil, c’est le sein de Marie
Et ta Rosée, c’est le Lait Virginal !...

4- Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère,
Dans ton regard je vois tout l’avenir :
Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère,
Déjà l’Amour te presse de souffrir.
Mais sur la Croix, ô Fleur Épanouie !
Je reconnais ton parfum matinal,
Je reconnais la Rosée de Marie.
Ton Sang divin, c’est le Lait Virginal !...

5- Cette rosée se cache au sanctuaire,
L’Ange des Cieux la contemple ravi,
Offrant à Dieu sa sublime prière
Comme Saint Jean, il redit : « Le voici ! »
Oui, le voici, ce Verbe fait Hostie,
Prêtre éternel, Agneau sacerdotal,
Le Fils de Dieu, c’est le Fils de Marie,
Le Pain de l’Ange est le Lait Virginal.

6- Le Séraphin se nourrit de la gloire,
Au Paradis son bonheur est parfait.
Moi faible enfant, je ne vois au ciboire
Que la couleur, la figure du Lait ;
Mais c’est le Lait qui convient à l’enfance
Et de Jésus l’Amour est sans égal :
Ô tendre Amour ! Insondable puissance
Ma blanche Hostie, c’est le Lait Virginal !...
 

TOUTES les AUTRES IMAGES de SAINTE THÉRÈSE sont ici :
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